Belgocontrol fête ses vingt ans… et devient skeyes

C’est en 2004 que la nouvelle tour de Brussels Airport a été mise en service par Belgocontrol. (Photo Guy Viselé)

Steenokkerzeel, le 8 novembre 2018. Vingt ans après la création de Belgocontrol, l’entreprise publique autonome en charge du contrôle aérien civil belge, annonce fièrement ses ambitions pour l’avenir et son changement de nom. Belgocontrol devient skeyes.

La nouvelle dénomination et son logo ont été dévoilés lors de deux événements auxquels étaient conviés à la fois le personnel et les anciens collaborateurs, ainsi que les « stakeholders » (les acteurs concernés tels que compagnies aériennes, clients, industrie, administrations et organisations nationales et internationales du secteur, politique et presse).

skeyes se réfère à l’espace aérien et aux yeux des contrôleurs aériens qui sont rivés sur celui-ci. Finies les confusions entre l’ancienne dénomination créant une confusion avec Eurocontrol. Contraction de « Sky » et de « Eyes » il se prononce « skaïs » (et pas « ske » … »yes »).

La nouvelle culture d’entreprise se reflète désormais clairement dans une nouvelle identité qui veut marquer les changements importants intervenus ces dernières années, ainsi que le développement d’une vision, d’une mission et d’une stratégie. Celles-ci s’articulent autour de trois axes: des partenariats avec les clients, de bonnes relations avec le personnel et une vision d’avenir pour assurer la pérennité de l’entreprise.

La sécurité reste la première priorité

Garantir la sécurité du trafic aérien est et reste la mission prioritaire de skeyes. L’entreprise a fortement investi ces dernières années dans la fiabilité de ses systèmes et continue à mettre en place des procédures qui permettent de garantir la continuité des services dans tous les scénarios possibles.

C’est en 2004 que la nouvelle tour de Brussels Airport a été mise en service par Belgocontrol. (Photo Guy Viselé)

Durant ces 20 années, un certain nombre de jalons importants ont, chacun, contribué à une amélioration du fonctionnement de l’entreprise et des services fournis aux clients, principalement les aéroports et les compagnies aériennes. La mise en service de la nouvelle tour de contrôle de Brussels Airport fin 2004, et celle du centre de contrôle aérien CANAC 2 à Steenokkerzeel en 2009 ont placé l’entreprise dans le « top » des Air Navigation Service Providers (ANSP) les plus modernes. De nombreux progrès ont été enregistrés de façon constante ces dernières années. Le monde de l’aviation et du contrôle aérien est en constante évolution et skeyes s’y adapte en modernisant ses infrastructures, en contribuant au projet de ciel unique européen et en développant de nouveaux produits et services pour assurer son avenir dans un environnement concurrentiel international.

Une vision pour l’avenir et des réalisations d’avant-garde

Depuis l’assainissement des finances de l’entreprise, qui a retrouvé son équilibre financier en 2014, près d’une centaine de millions d’euros d’investissements ont été programmés. Et de nouvelles réalisations ont vu le jour ou sont en cours de développement.

Unification de l’espace aérien

L’unification de l’espace aérien constitue un défi dans le futur. Au niveau national, les deux centres de contrôle aérien, de skeyes et le contrôle militaire, se réuniront sur le site de Steenokkerzeel d’ici la fin 2019. Résultat de l’accord de coopération signé en 2017 entre les ministres de la Défense et de la Mobilité, la colocalisation des contrôleurs aériens civils et militaires au centre de contrôle aérien CANAC 2 à Steenokkerzeel permettra une utilisation plus flexible de l’espace aérien belge pour tous les utilisateurs.

Le centre de contrôle aérien CANAC 2 de skeyes accueillera prochainement les contrôleurs militaires. (Photo Guy Viselé)

Et fin novembre 2018, skeyes, la Défense belge et le Centre de contrôle de l’espace aérien supérieur de Maastricht (MUAC) d’EUROCONTROL ont signé un accord en vue d’adopter le même système de gestion du trafic aérien à partir de 2024. Grâce à une solution technique unique, skeyes et la Défense belge ont exprimé leur ambition commune de fournir des services de navigation aérienne civils et militaires intégrés dans l’espace aérien belge d’ici 2030, avec une grande fiabilité et une efficacité optimale.

Ciel Unique Européen et FABEC

Au niveau européen, skeyes participe de manière proactive à l’unification et donc à l’optimisation de l’ensemble de l’espace aérien européen afin d’accroître la capacité tout en continuant à assurer la sécurité.

Le CEO de l’entreprise, Johan Decuyper, a été nommé le 14 décembre 2017 Président du groupe des CEO du FABEC.

Le FABEC regroupe l’espace aérien de six pays au centre de l’Europe et génère 55% du trafic européen.

Initié par la Commissaire européenne Loyola de Palacio dès 2001, le projet de développer un « Single European Sky » vise à réduire fortement la fragmentation de l’espace aérien européen et à le redéfinir non plus par des frontières nationales mais en fonction de l’efficacité opérationnelle. Les compagnies aériennes jugent qu’il se développe de façon beaucoup trop lente, essentiellement en raison de la frilosité de certains états en matière de souverainetés nationales. Les fournisseurs de service de navigation (ANSP) s’efforcent néanmoins de progresser en collaborant ensemble au projet Functional Airspace Block (FAB). Ces blocs d’espace aérien fonctionnel, ont pour objectif d’aboutir à une capacité et une efficacité maximales grâce à une gestion plus intégrée permettant d’optimiser l’utilisation de l’espace aérien en prenant en compte les flux de trafic.

La Belgique fait partie du Functional Airspace Block Europe Central (FABEC). Avec un espace aérien accueillant 55% de tout le trafic aérien européen, FABEC, qui regroupe l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, ainsi que l’espace aérien supérieur géré par le centre Eurocontrol de Maastricht, est de loin le plus important de ces projets.

Notre pays, en raison de sa position géographique centrale, est au carrefour des routes de survol est-ouest et nord-sud, et des approches de trois grands aéroports « hub » majeurs: Amsterdam, Francfort et Paris. Notre espace aérien est d’ailleurs un des plus complexes d’Europe. Malgré la petite taille de notre espace aérien national, Belgocontrol (maintenant skeyes) y joue un rôle déterminant, et sa compétence à le gérer en fait un partenaire respecté.

Le CEO de skeyes, Johan Decuyper, assume la présidence de FABEC depuis fin 2017. (Photo Guy Viselé)

Durant sa présidence, Johan De Cuyper veut renforcer le rôle du FABEC en tant que plateforme d’échange et de coopération, tant au niveau opérationnel que technologique. Il veut donner une nouvelle impulsion à FABEC en se concentrant sur des projets plus réalistes pour améliorer l’efficacité, parmi lesquels FABEC Free Route Airspace (premières mises en œuvre en décembre 2017 dans l’espace aérien de Maastricht et en mars 2018 dans l’espace aérien supérieur allemand), FABEC XMAN (Extended Arrival Management qui permet d’optimiser le flux de trafic vers les principaux aéroports à l’intérieur et à proximité de l’espace aérien FABEC), Adverse Weather initiative (FABEC élabore des re-routings sur base de plans de vol ad hoc pour éviter les conditions météorologiques défavorables qui sont désormais la deuxième cause de retard).

La Belgique, meilleur élève européen en navigation satellitaire

La première procédure d’approche par satellite en Belgique a été mise en service le 12 novembre 2015 à Anvers (cfr HF Nieuwsbrief 14/01/2016). skeyes mise fortement sur la navigation aérienne (Performance Based Navigation – PBN) de demain, basée sur les satellites. Avec un taux d’implémentation de près de 70% en matière de procédures d’approche et d’atterrissage PBN et des projets concrets pour tous les aéroports belges, skeyes est l’un des meilleurs élèves de la classe européenne. Le taux d’implémentation en Europe est de 36% (chiffres Eurocontrol).

Entry Point North Belgium

Autre première dans l’histoire de l’entreprise: skeyes a créé une joint-venture avec Entry Point North, spécialisée dans la formation aux métiers de la navigation aérienne.

Le centre de formation de Belgocontrol a été sous-utilisé pendant de nombreuses années. A partir de 2014-2015, Belgocontrol a recommencé à recruter des candidats-contrôleurs. Deux sessions de formation par an ont été organisées pendant deux ans d’affilée, soit près de 90 candidats-contrôleurs en formation. Entretemps, en raison notamment du vieillissement du pool d’instructeurs, il n’y avait plus assez de staff pour répondre à la nouvelle demande. Il a donc fallu envoyer les élèves pour la formation de base (ab initio) à un centre de formation extérieur. C’est la scandinave Entry Point North de Malmö (Suède) qui a été sélectionnée.

Trois options ont alors été considérées pour le futur: rester en « stand-alone » (nécessitant des investissements conséquents); « outsourcer » la formation de façon complète (entraînant des pertes de compétence et d’expérience); ou considérer une joint-venture.

Cette dernière option a été choisie et une nouvelle entreprise « Entry Point North Belgium » est née avec participation égale de Belgocontrol (devenue skeyes) et de Entry Point North (Scandinavie). Pour l’ex-Belgocontrol, il s’agit d’une première participation à une filiale en « joint-venture ».

Entry Point North Belgium permet d’offrir une formation de haute qualité au personnel belge sur son propre site. Ce partenariat entre Entry Point North et skeyes, positionne l’entreprise sur le marché international de la formation.

Le 3 septembre 2018, Entry Point North Belgium a accueilli ses premiers étudiants. La rentrée a débuté avec des cours de formation pour 20 contrôleurs aériens de skeyes. D’autres formations pour contrôleurs aériens, ingénieurs et techniciens suivront. Les formations sont ouvertes aussi à des étudiants étrangers.

Le centre de formation Entry Point North Belgium dispose d’un simulateur tour avec écran de 360°. (Photo Guy Viselé)

Le site de formation Entry Point North Belgium est situé à Steenokkerzeel et est équipé de nouveaux simulateurs à la pointe de la technologie: 50 postes radar/pilote, cinq simulateurs tour 3D à 180° et un à 360°.

Tours numériques

Les tours de Liège et de Charleroi doivent être rénovées à moyen-terme. skeyes veut investir dans la technologie d’avenir des tours numériques. D ‘autres organismes de contrôle du trafic aérien en Europe les utilisent déjà. Tout comme à London City Airport, les contrôleurs seront installés dans un centre de contrôle qui ne sera pas physiquement dans une tour, mais ils y recevront les informations d’une série de caméras, de radars et de dispositifs infra-rouge qui leur assurent une vision complète de l’ensemble de l’aéroport. L’investissement est moindre que celui d’une nouvelle tour, et la sécurité est plus efficace.

Drones

Sur le plan économique, outre le marché du trafic aérien toujours en croissance, il existe également un secteur très dynamique de trafic aérien sans pilote, c’est-à-dire des drones. skeyes accorde une grande importance à la sécurité du trafic des drones et, à terme, à l’intégration de ce nouveau type de trafic dans le trafic aérien traditionnel. Elle participe d’ores et déjà à de nombreux projets qui explorent les possibilités offertes par les drones pour en tirer les enseignements pour le contrôle du trafic aérien. Cela en fait un chef de file en Europe.

skeyes est un des premiers fournisseurs de service de navigation aérienne à s’impliquer dans les drones. Alors que le secteur aérien dans son ensemble a d’abord réagi de manière défensive au phénomène nouveau de ces engins sans pilote, l’entreprise est devenue partenaire du développement encadré d’un nouveau secteur économique d’avenir.

La première étape a été celle de l’information, avec pour objectif d’éviter les incidents (risque de collision avec un avion). En 2017 pas moins de 15 rapports d’incidents liés aux drones ont été enregistrés.

skeyes s’implique dans les drones, tant pour des raisons de sécurité qu’en fonction du potentiel de développement de ces nouveaux engins. (Photo Guy Viselé)

skeyes a d’abord créé le site « www.droneguide.be », permettant de télécharger gratuitement une application avec une fonction géolocalisation. Le pilote de drone peu voir immédiatement s’il est dans une zone où son vol est autorisé, ou s’il nécessite une autorisation préalable, ou s’il est totalement interdit (par exemple à proximité d’un aéroport).

Le premier jour de la mise en service du site, pas moins de 40.000 visites ont été enregistrées. Preuve de l’intérêt suscité par l’initiative. Belgocontrol a participé au Salon du Drone en 2018 et skeyes y sera à nouveau l’an prochain. Une application « Droneguide » pour les professionnels est en développement, leur expliquant notamment comment demander une dérogation à la Direction Générale du Transport Aérien (DGTA). C’est nécessaire notamment pour les prises de vues aériennes dans les grands événements sportifs.

La troisième étape consiste à préparer l’avenir, c’est-à-dire l’introduction en toute sécurité de drones dans le trafic aérien. La Belgique et skeyes sont à la pointe dans le développement du futur UTM (Unmanned Traffic Management) ou U-Space. Plusieurs projets sont en cours, en partenariat avec d’autres acteurs du secteur. Le principe de base de la séparation du trafic devra être respecté, sur base du concept « voir et être vu », par l’intégration d’un moyen de communiquer entre drones et autres trafic/contrôle aérien, notamment par carte SIM.

Johan Decuyper: « skeyes s’engage non seulement pour sa mission de garantie de la sécurité du trafic aérien, mais aussi pour son rôle sociétal de contribution aux objectifs environnementaux, à l’innovation, à la recherche et aux évolutions économiques. Nous sommes tout à fait conscients du potentiel énorme du secteur des drones et nous souhaitons soutenir son développement en Belgique et en Europe, tout en respectant la sécurité du trafic aérien. »

Le projet baptisé MEDRONA va lancer un système capable de transporter des colis médicaux à l’aide de drones entre des hôpitaux et leurs laboratoires/pharmacies. Des vols d’essai inter-hospitaliers auront lieu au cours de la deuxième moitié de 2019 dans l’espace aérien urbain d’Anvers. Il est réalisé en partenariat avec skeyes, SABCA, Unifly, Helicus, NSX, La Baloise
et Helicus Aero Initiative (HAI).

En octobre 2018, le consortium SAFIR, regroupant 13 organisations publiques et privées, a été choisi par Single European Sky ATM Research Joint Undertaking (SESAR JU), pour mener des démonstrations de gestion du trafic de drone dans l’espace aérien pour un large panel d’opérations de drones à Anvers, en Belgique.

Le consortium SAFIR (Safe and Flexible Integration of Initial U-space Services in a Real Environment, soit « intégration sécurisée et flexible des services U-space initiaux en environnement réel ») se compose d’organisations comme Unifly (fournisseur de logiciel de gestion du trafic de drones), skeyes, SABCA, Proximus et Amazon Prime Air (un système de livraison d’Amazon conçu pour livrer les colis aux clients à l’aide de drones).

SAFIR conduira plusieurs études et démonstrations visant à contribuer au processus réglementaire européen pour les drones et à favoriser le développement de services de drones interopérables, harmonisés et standardisés dans toute l’Europe.

Rôle sociétal

skeyes est également très consciente de son rôle sociétal. À juste titre, il faut prêter attention à la combinaison des intérêts écologiques et économiques. Localement, en conciliant la croissance des aéroports avec la qualité de vie et l’environnement. Dans un contexte plus large, en économisant du carburant, en respectant les normes de bruit ou en coopérant au développement de sources d’énergie renouvelable (éoliennes).

skeyes est un partenaire actif dans divers projets qui contribuent à la réalisation de ces objectifs ou qui étudient les moyens d’y parvenir. Ainsi, les Continuous Descent Operations (CDO) ou ‘atterrissages verts’ sont appliqués autant que possible. Cette procédure dans laquelle l’avion descend de façon continue, avec une puissance moteur minimale, permet à la fois une réduction des nuisances sonores, de la consommation de kerosène et des émissions de gaz à effet de serre. En 2017, 73,2% des atterrissages ont suivi cette procédure à Brussels Airport, Liège et Charleroi.

Eoliennes

Belgocontrol était perçue comme un facteur « bloquant » le développement des éoliennes. Les ondes radar reflétées par les pales tournantes d’éoliennes situées trop près des installations de surveillance provoquaient des échos fantômes sur les écrans des contrôleurs.

L’implantation d’éoliennes fait l’objet d’une enquête urbanistique de la part de skeyes. (Photo Guy Viselé)

La procédure urbanistique a été repensée et assouplie pour faciliter les projets environnementaux. De nouvelles technologies radar ont permis de développer des filtres qui gomment certains spots fantômes. Une cartographie permettant aux promoteurs éoliens de savoir directement si la localisation de leur projet est en zone interdite (trop proche d’installations sensibles), sujette à enquête et autorisation, ou libre a été développée par Belgocontrol. Les chiffres 2017 sont éloquents: sur 315 demandes d’implantation d’éoliennes, 240 ont été approuvées, 39 sont en cours d’examen, 26 ont été refusées, et les 10 restantes ont été abandonnées. Il y avait en Belgique en 2017 pas moins de 1.098 éoliennes actives.

Skeyes se positionne pour l’avenir

Les pertes cumulées du passé (près de 60 millions d’euros) ont été résorbées au 1er juillet 2017. Les bilans redevenus positifs, permettent des programmes d’investissements conséquents (près de 100 millions d’euros) pour préparer l’avenir. L’entreprise engage à nouveau et investit pleinement dans de nouveaux systèmes. skeyes élabore en concertation avec l’ensemble des parties prenantes une vision à long-terme de l’espace aérien belge pour le rendre plus efficace et plus écologique. D’ici la fin 2019, skeyes comptera quelque 900 employés, bénéficiant du renfort de bon nombre de nouveaux collègues ces dernières années. Dans le même temps, le management a mis en place une culture d’entreprise moderne, en concertation avec les collaborateurs.

Le site de skeyes à Steenokkerzeel, à l’est de l’aéroport de Bruxelles. (Photo Guy Viselé)

Fière de sa performance passée, qui lui a permis de gérer plus de 20 millions de mouvements dans l’espace aérien belge au cours des vingt premières années de son existence, skeyes assure la sécurité et l’efficacité du trafic aérien en Belgique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les contrôleurs aériens de skeyes guident plus de 3.000 avions chaque jour, soit plus d’un million de mouvements de vol par an, tant en survol dans l’espace aérien belge qu’en approche de Brussels Airport et des aéroports d’Anvers, Charleroi, Courtrai, Liège et Ostende. L’entreprise est au service de ses clients: compagnies aériennes, aéroports, secteur aérien et autorités.

Misant à la fois sur le développement technologique, de nouveaux concepts de gestion de l’espace aérien, une participation active au Ciel unique européen, et une attitude sociétale pro-active, la direction et le personnel de skeyes sont prêts à répondre aux défis de l’avenir avec professionnalisme et confiance.

www.skeyes.be

Texte: Guy Viselé
Photos: Guy Viselé et skeyes

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Guy Viselé

Guy Viselé

Pilote privé et Lieutenant-Colonel de Réserve de la Force Aérienne Belge, mais avant tout passionné d'aviation, il débute sa carrière chez Publi Air. Il passe ensuite vingt ans chez Abelag Aviation où il termine comme Executive Vice-President. Après dix ans comme porte-parole de Belgocontrol, il devient consultant pour l’EBAA (European Business Aviation Association). Journaliste free-lance depuis toujours, il a collaboré à la plupart des revues d'aviation belges, et a rejoint Hangar Flying en 2010.

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