Lors de l'agrandissement de la zone industrielle de Froyennes, une nouvelle rue fut baptisée rue de l'Aviation Anglaise. Ce nom fait référence à la présence de deux escadrilles de la Royal Air Force sur un site près de la chaussée de Lannoy à Froyennes en décembre 1918 et durant les premières semaines de 1919. L'aérodrome était aussi parfois appelé Froyennes-Orcq. La commune d'Orcq se situe d'un côté de la zone industrielle de Froyennes.
Les deux escadrons qui s'installèrent brièvement à Froyennes-Orcq étaient :
No. 40 Squadron RAF, stationné à Froyennes du 29 décembre 1918 au 13 février 1919. Ils venaient d'Aniche (entre Douai et Valenciennes) en France et rentrèrent chez eux à Tangmere en Grande-Bretagne en février 1919. C'était une unité de chasse, équipée du SE.5A, et à la fin de la Première Guerre mondiale, ils avaient remporté 130 victoires contre des avions et 30 contre des ballons.
Le 203e Escadron de la RAF, stationné à Froyennes du 22 décembre 1918 au 18 janvier 1919, était originaire d'Auberchicourt, commune voisine d'Aniche. Il partit quelques semaines plus tard pour Boisdinghem, près de Saint-Omer, en France. Il s'agissait également d'une unité de chasse, équipée de Sopwith Camel, qui avait remporté environ 250 victoires. Initialement au sein du Royal Naval Air Service (RNAS), il s'appelait alors le 3e Escadron du RNAS. Lors de la création de la Royal Air Force le 1er avril 1918, le Royal Flying Corps, rattaché à l'armée britannique, et le RNAS, une branche de la Royal Navy, fusionnèrent. Afin d'éviter toute confusion entre les escadrons du RFC et du RNAS portant le même numéro, les escadrons du RNAS reçurent de nouveaux numéros, ajoutant 200 au numéro initial : le 3e Escadron devint le 203e Escadron.
Les deux unités furent dissoutes peu après la fin de la Première Guerre mondiale : le 40e Escadron le 4 juillet 1919 et le 203e Escadron le 21 janvier 1920.
Google Maps ne reconnaît pas cette rue, contrairement à ViaMichelin. Il n'y a pas de panneau indiquant le nom de la rue au début.



