Visite aux Accros du Servo

201608_BOS_005_YDU

Bossière, août 2016.  La région à la limite des provinces de Namur, du Brabant wallon et du Hainaut semble être un endroit propice aux activités aéronautiques avec Charleroi, Temploux, Beauvechain et Liernu à proximité.

Un vrai Zlin ou une maquette ?

Nous nous intéressons aujourd’hui à l’aéromodélisme qui connaît apparemment un regain d’intérêt ces derniers mois. Nous avons rencontré François Nicolas, secrétaire du club « Les Accros du Servo » sur le terrain du club à Bossière (Gembloux).

Un dimanche sur le terrain des Accros du servo.

Le club a été créé en 1998; les membres ont d’abord volé sur un terrain situé à la Sauvenière (Gembloux) et depuis une dizaine d’année à  Bossière. Une des spécificités de l’association est de compter des professionnels parmi ses membres. En effet, à côté de personnes dont la profession n’a rien à voir avec l’aviation, le club compte dans ses rangs des membres qui sont retraités ou toujours actifs dans l’industrie aéronautique. Le néophyte n’a pas besoin de travailler dans le secteur pour se lancer dans l’aéromodélisme, une passion pour les sciences et la technique est suffisante.

Un local est mis à disposition du club. Cela permet aux membres d’entreposer les outils et les simulateurs qu’ils utilisent.  Ce local est situé à quelques centaines de mètres du terrain. Le club est ouvert au terrain ou au local les lundis soirs  à partir de 20 heures de septembre à fin avril. Le club a fait l’objet d’un reportage il y a peu dans les colonnes de l’Avenir et accueille des enfants lors de l’opération « Place aux enfants » pour susciter de nouvelles vocations. D’octobre à mars,  les membres pratiquent le « indoor » au centre sportif de Perwez et de Gembloux.

Place aux enfants, l’occasion de faire découvrir l’aéromodélisme aux plus jeunes. (Photo : les accros du servo)

L’aéromodélisme un hobby coûteux ?
Aujourd’hui, pour un budget de 200 à 300 Euro, on peut acquérir un modèle fabriqué en Chine. Ce qui risque de coûter cher, c’est de l’utiliser sans expérience et dans un endroit qui n’est pas approprié. En étant membre d’un club, il est aisé d’acquérir le minimum de connaissance pour voler en toute sécurité et en respectant la législation. Même si le modèle n’est pas  aussi perfectionné que ceux que peuvent réaliser certains membres, il sera loisible de progresser et pourquoi pas construire sa propre machine si l’amateur devient accro.

Le club  organise des formations à la demande et est parfois obligé de refuser du monde. Le club dispose aussi de double-commande, ce qui permet un écolage complet ou de goûter à l’aéromodélisme avant le moindre achat. Pour des raisons pratiques, le nombre de membres est malheureusement limité à 70.

La cohabitation avec les autres utilisateurs du ciel ou les riverains
Le terrain est situé en pleine campagne et loin des plus proches voisins. Les bonnes relations avec l’administration communale facilitent également les choses. L’activité aéromodéliste éveille aussi souvent la curiosité des promeneurs et le terrain sert souvent d’étape lors des « trails »organisés dans le voisinage. Et le site échappe échappe pour l’instant à l’épidémie des éoliennes. Le terrain est aussi hors de la CTR de Charleroi, ce qui permet de voler en respectant la législation et avec une certaine liberté en terme de taille de modèle et de périodes d’ouvertures.

Nicolas s’apprête à faire décoller son Zlin.

Le terrain a une superficie d’un hectare et dispose d’un superbe gazon à faire pâlir de jalousie les amateurs anglais de belles pelouses bien tondues. Afin d’obtenir des conditions optimales lors des décollages et surtout des atterrissages, il est fait appel à un jardinier professionnel. Cela libère les membres de la corvée d’entretenir le terrain et minimise les risques de capotage à l’atterrissage. (NDLR lors de notre visite, un atterrissage avec un train partiellement rentré s’est déroulé sans casse).

Le Zlin s’est posé. Un train n’est pas sorti. Le gazon du terrain a joué son rôle et le modèle sera bientôt prêt pour un nouveau vol.

La mode actuelle des drones et l’aéromodélisme
De plus en plus de personnes qui ont acheté ou reçu un drone de loisir et qui ont quelques difficultés à maîtriser leur engin viennent s’informer au club. Le fait de disposer d’un terrain sécurisé où ils peuvent apprendre les rudiments du pilotage donne accès à un nouveau public. Certains possesseurs de drone ne viennent qu’une fois mais d’autres restent et les infrastructures du club ainsi que l’expérience des membres leur permettent d’évoluer.

Le club a même été contacté par un corps de police qui a fait appel à son expertise dans le domaine de la législation et des mesures possibles pour protéger un lieu sensible contre des vols de drone hors des limites de ce qui est permis. Etant situés sur une butte favorable à la pratique du vol à voile, nous pouvons également utiliser des modèles motorisés pour tracter des modèles de planeurs.

L’aéromodélisme, porte d’entrée pour le pilotage d’avions ? Certainement, comme pour le planeur, il n’est pas rare de voir des aéromodélistes évoluer vers le pilotage d’ULM ou d’avions. La présence dans les clubs de pilotes professionnels ou de personnes dont l’aviation est le métier joue aussi un rôle de facilitateur.

Vue générale du terrain de Bossière.

En dehors de ses activités au club,  François Nicolas a d’autres projets. Il a  été contacté par d’autres aéromodélistes qui désiraient de l’aide pour réaliser un modèle de Slingsby T.38. Il a donc réalisé un kit qui est disponible sur http://scaledreams.be/index.php? Va suivre en novembre  un kit de Tipsy Nipper.

Planeur Slingsby T38 à l’échelle ¼ de Scaledreams.be . (Photo : Scaledreams.be)

Pendant notre visite, nous avons pu apprécier les évolutions d’un hélicoptère de voltige, d’une maquette de Zlin très réaliste même dans ses évolutions, tout ceci dans une ambiance fort agréable et avec un panorama exceptionnel. Dans un prochain article nous rencontrerons un passionné passé d’un cockpit d’avion de ligne aux commandes d’un modèle réduit de compétition ou à l’habitacle d’un avion de voltige unique au monde.

Un planeur aéro-commandé semble croiser un avion de ligne au-dessus de Bossière. (Photo : les accros du servo)

Texte : Yves Duwelz
Photos : Yves Duwelz, les accros du servo et ScaleDreams.be
Site du club les Accros du Servo : http://lesaccrosduservo.be
Scale dream est également présent sur Facebook à l’adressehttps://www.facebook.com/scaledreams.be
Belgian Aeromodellers League (BAL) : http://www.belairmodels.be/en
Association d’Aéromodélisme, asbl (AAM) Fédération Wallonie-Bruxelles et Communauté Germanophone) : http://www.aamodels.be/
Vereniging voor Modelluchtvaartsport vzw (Flandre) : http://flytovml.com

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin
Share on pinterest
Share on whatsapp
Share on email
Share on print
Gastauteur

Gastauteur

Naast de vaste redactieleden bieden we op Hangar Flying ook plaats aan gastauteurs om te schrijven over Belgische luchtvaart. Zelf een artikel idee? Neem contact op met ons.

Deze website maakt gebruik van cookies om uw gebruikservaring te optimaliseren. Door verder te surfen, stemt u in met ons Privacy & Cookie beleid. Accepteren Lees meer