La Société royale du patrimoine De Botermolen de Keerbergen, en collaboration avec le conseil municipal, a veillé à ce qu'une partie de l'ancienne Vlieghavenlaan soit transformée en monument commémorant le passé militaire de la commune. Lors de la rénovation de la Vlieghavenlaan en 2012, la municipalité a préservé une partie de l'ancienne rue qui, selon des témoins, aurait été construite par des prisonniers de guerre pendant l'occupation allemande. La pierre commémorative porte un poème de Marcel Vervloet, habitant de Keerbergen, qui l'a écrit pour l'occasion.
C'est le propriétaire terrien local Georges Goelens (né en 1874, 1961) qui, dès 1932, mit sa propriété au service de l'aviation civile. Les citadins venaient à Keerbergen pour profiter de l'air pur des pins, et Goelens gagnait de l'argent en vendant de vastes terrains à bâtir. Un aérodrome de prestige s'inscrivait parfaitement dans ses plans.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'aérodrome ne fut utilisé que temporairement par une unité de reconnaissance, la 3.(H)/14 de la Luftwaffe. Les Allemands appréciaient également le vol à voile à Keerbergen. Sous le nez des occupants allemands, la villa Pergola voisine servit de centre de transit pour une ligne d'évasion de pilotes britanniques et américains. Après la Libération, le Grand Veneur fut utilisé par la 50e brigade d'artillerie américaine. Il était le centre névralgique chargé de protéger Anvers des redoutables armes V. Le Grand Veneur était un restaurant élégant où, selon le livre d'or, même la reine Élisabeth dîna. Voir la base de données. https://www.hangarflying.eu/erfgoedsites/herdenkingsplaat-antwerp-x/
Après la guerre, les activités aériennes reprirent. Depuis la terrasse du Ceulenshoeve, les excursionnistes pouvaient admirer les Piper Cubs, les Percival Q-6 ou les Spitfires de la Compagnie générale d'Exploitation aéronautique (Cogea). L'aérodrome était réputé pour ses meetings aériens, ses vols de coqueluche et ses sauts en parachute. Il ferma officiellement ses portes en avril 1962, et un lac de 12 hectares fut creusé sur le site en 1963.
source:
L'aérodrome noyé de Keerbergen, Frans Van Humbeek, Le Livre Régional, Nieuwkerken-Waas, 2003
Merci à Steven Volckaerts.





