Jules Ghislain Jacques Tyck, né à Anvers le 26 avril 1889, décédé à Hauteville (France) le 21 octobre 1924.
Jules Tyck, contrairement à ce qu'indiquent la quasi-totalité des sources internet (et qui se recopient probablement les unes les autres, parfois mot pour mot), n'était pas cycliste. Le lecteur André Teyck nous l'a signalé en 2013 : il existait bel et bien un cycliste nommé Frans Tyck, né à Borgerhout le 9 janvier 1889. Jules Tyck était membre du Motor Club d'Anvers et participa, non sans succès, à des courses de moto en 1906 et 1907.
Probablement inspiré par les premières réunions d'aviation et les premiers pilotes en Belgique (dont la Semaine d'aviation d'Anvers du 23 octobre au 2 novembre 1909), il apprit également à piloter à l'école d'aviation Blériot de Pau. Il obtint sa licence de pilote belge numéro 8 le 7 mai 1910. Il acheta un monoplan Blériot et commença une carrière dans le circuit des réunions et des démonstrations aériennes. Apparemment, une collaboration se développa avec notre tout premier pilote, Pierre de Caters, car les deux aviateurs étaient souvent vus ensemble lors de réunions à l'étranger. Par exemple, en juillet 1910, ils se rendirent à Karlovy Vary, en Tchécoslovaquie, et plus tard le même mois à Stokkel. En novembre 1911, ils étaient tous deux en route pour l'Inde pour des démonstrations aériennes en décembre 1910 et janvier 1911. Durant la première quinzaine de mai 1911, il participa à la semaine de vol de Péronne-lez-Binche, et durant la seconde quinzaine de mai 1911, il vola à Berchem-Sainte-Agathe et à Soesterberg, aux Pays-Bas. En août 1911, il participa au Tour de Belgique des avions. En octobre 1912, il effectua des démonstrations aériennes à Malines avec Jan Olieslagers et Anciaux.
Début 1913, il annonça sa retraite de l'aviation, ayant probablement décidé, comme les Cater, que ce loisir était coûteux et lui coûtait plus qu'il ne lui rapportait. Il participa à plusieurs courses automobiles en 1913 et 1914.
Lorsque l'Allemagne envahit la Belgique en août 1914, il se porta volontaire. Il ne possédait pas d'avion, mais Jan Olieslagers lui offrit un Blériot. Il effectua des missions de reconnaissance et d'artillerie. Plus tard, il participa également aux premiers combats aériens. Le 14 février 1916, il rejoignit le premier véritable escadron de chasse belge, le 1er.e Escadron. Mais l'année et demie passée au front l'avait épuisé physiquement et mentalement. Il demanda et obtint sa libération le 30 avril 1916. Il avait effectué 129 missions de guerre et participé à 14 batailles aériennes.
Il s'installa en France, où il mourut le 21 octobre 1924, à l'âge de trente-sept ans, vraisemblablement des suites d'une maladie contractée pendant la guerre. Sa tombe fut transférée à Anvers et initialement inhumée au cimetière de Kiel. À la fermeture du cimetière en 1936, sa tombe fut transférée au Schoonselhof. Elle se trouve dans la parcelle Y, rangée 22 du Schoonselhof.
Info Leo Spiessen, 24 avril 2009 : La tombe semble effectivement en bon état, et un nettoyage approfondi améliorerait certainement la situation. Les panneaux latéraux, à gauche et à droite de la tombe, sont cassés et (visiblement) affaissés. Un simple nettoyage ne suffit pas.






