Vol dans la drache nationale

Bruxelles, le 21 juillet 2011. 16H16, à bord de l’Airbus A330-300 de la Composante Air des forces armées et en compagnie de quelques deux cents passagers invités par le Ministre de la Défense, nous avons le privilège de participer au défilé aérien sur la capitale. Tous les avions étaient ponctuels au rendez-vous de la Place des Palais à Bruxelles, la célèbre drache nationale aussi: les traditions de la fête nationale ont donc été maintenues.

Deux heures plus tôt cependant, après l’enregistrement et en attendant l’embarquement, le temps sur Brussels Airport était particulièrement ensoleillé avec de ci, de là, quelques cumulus (de beau temps). L’attente à la terrasse de la cafétéria de l’aérogare militaire a permis de faire quelques beaux clichés d’avions de ligne mais aussi de quelques bonus surprises! Il y avait en effet un sommet européen les 21 et 22 juillet. C’est ainsi que l’Airbus A319 du premier ministre italien, Silvio Berlusconi, est arrivé sur le tarmac militaire vers 13H30, le autres participants avaient atterri la veille et étaient parqués au loin sur le tarmac d’Abelag, de l’autre côté de l’aéroport.

 

L’embarquement des grands groupes de passagers s’est effectué en bon ordre à partir de 14 heures, suivi du décollage de l’Airbus A330 à 15H13 de la piste 25 droite pour rallier Heist-op-den-Berg et y orbiter à basse altitude en attendant les autres appareils du 15ème Wing participant au défilé aérien, à savoir quatre C-130H Hercules de la 20ème escadrille et deux Embraer ERJ 135/145 de la 21ème escadrille. Une fois le dispositif imbriqué, le parcours vers l’ouest a été enclenché en direction de la Côte. A l’est de Bruges, la formation a viré pour passer par le travers de l’aérodrome d’Ursel, piste de diversion de l’OTAN, et ensuite tourner à gauche à peu près en touchant l’autoroute E40. Dorénavant, le cap est à l’est, vers Bruxelles et le Palais Royal, point ultime de la navigation. Les Hercules et Embraer étaient devant, l’Airbus fermait la marche.

 

Peu après Gand, nous avons vu passer furtivement par bâbord les sept Alphajet à la queue leu leu qui se pressaient d’aller tirer leur panaches de fumées noir-jaune-rouge au-dessus le la capitale. Un peu plus tard, les F-16 encore plus furtifs passèrent sous l’Airbus, de bâbord à tribord. Alost défila bientôt sous nos ailes, le temps se dégradait pour devenir gris et pluvieux aux portes de Bruxelles et même carrément de la pluie battante en passant au-dessus de la tribune officielle. L’Airbus reprit alors de l’altitude en volant vers Beauvechain, le point tournant pour venir se poser sur la piste 25 gauche de Zaventem et rejoindre son paddock de l’autre côté de l’aéroport.

 

Au total, un vol de près d’une heure et demie extrêmement plaisant et pour lequel il convient de saluer l’équipage de la 21ème escadrille pour sa disponibilité et sa gentillesse très appréciées des passagers en ce jour de liesse nationale.

 

Texte et photos : Jean-Pierre Decock

Voir aussi « Drash national » du côté néerlandophone.

  • Embarquement à bord de l’Airbus A330-300 (immatriculé CS-TMT) de la Défense dont il porte le macaron sur la dérive; cet imposant biréacteur emmenait plus de deux cents passagers pour ce vol à l’occasion de la fête nationale.

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  • A sa mise en service en novembre 2009, l’A330-300 portait en grandes lettres la mention « Belgian Air Force » qui est à présent disparue, pour une raison inconnue. A noter: le reflet sur la carlingue des marques peintes au sol pour indiquer la position sur le tarmac des roues de nez de différents appareils (Boeing 727, Airbus A310 et Boeing 737).

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  • Vue au travers du hublot de l’Airbus A330, la ligne des Lockheed C-130H Hercules (CH-12/01/10/13/05) et Embraer ERJ 135/145 (CE-02 et 03) qui doivent décoller une petite demi-heure plus tard que le gros porteur.

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  • L’écran vidéo d’information à bord de l’Airbus A330 renseigne le passagers en temps réel en ce qui concerne les paramètres principaux de vol: ici, il montre la silhouette de l’avion à l’est de Bruges ainsi que sa trajectoire en venant du centre du pays (ligne rouge) et volant à 379 km/h (et entre 350 et 400 mètres d’altitude).

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  • Deux Alphajet passent furtivement à bâbord, démontrant l’efficacité de leur camouflage en deux tons de gris et le sommet de leur dérive en orange qui permet de mieux les repérer.

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  • En entrant dans la grisaille et dans Bruxelles à hauteur de Ganshoren/Zellik avec, à gauche, le grand échangeur entre l’autoroute E40 et le ring de Bruxelles.

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  • Le 1er Caporal-Chef Neuerfeind de la 21ème escadrille, l’une des sept personnes du personnel de cabine dont l’efficacité souriante a été très appréciée par les nombreux passagers de l’Airbus.

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  • Bravo et merci au Commandant de bord, Stéphane Heyman de la 21ème escadrille, qui effectua un vol en tous points réussi mais qui eut aussi la gentillesse d’informer par l’interphone ses passagers en « direct life » quant aux phases successives du vol.

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  • Le Lockheed C-130H Hercules immatriculé CH-10 de la 20ème escadrille rentre au bercail. C’était le dernier appareil du 15ème wing à atterrir, probablement parce qu’il était le « spare » (réserve) des quatre quadrimoteurs qui ont défilé sur Bruxelles.

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  • Bonus: l’Airbus A319CJ (MM62243) du 31 Stormo de transport VIP basé à Ciampino près de Rome qui a amené le Premier Ministre Italien, Silvio Berlusconi, au sommet européen des 21 et 22 juillet à Bruxelles.

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  • Bonus encore: l’hélicoptère MD 900 NOTAR (sans rotor de queue) de la Police Fédérale vient de décoller et gratifie la terrasse de la cafétéria de l’aérogare militaire d’un passage bas avant, éventuellement, de partir en éclaireur devant le convoi des officiels italiens se rendant au sommet européen.

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  • Bonus ultime: un oiseau rare, à Bruxelles et dans l’absolu, le Piaggio P180 Avanti à deux turbomoteurs propulsifs et plan canard immatriculé MM62207; il appartient au 14 Stormo basé à Pratica di Mare près de Rome, lequel est spécialisé dans les contre-mesures électroniques au sein de l’Aeronautica Militare Italiana.

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Picture of Jean-Pierre Decock

Jean-Pierre Decock

Brevet B de vol à voile en 1958. Pilote privé avion en 1970. Totalise 600 heures de vol dont 70 d’acro. Un œil droit insuffisant empêche toute carrière dans l’aviation. (Co-)Auteur et traducteur de 41 ouvrages d’aviation publiés en 4 langues depuis 1978. Compétences: histoire, technique et pilotage (aviation civile, militaire ou sportive).

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