Alfred Loewenstein (Bruxelles, 11 mars 1877 – Mer du Nord, 4 juillet 1928) était un financier belge très riche du début du XXe siècle, possédant notamment des intérêts dans des entreprises de textiles synthétiques.
Cet homme fut l'un des premiers à reconnaître l'importance de l'aviation d'affaires. Il décolla le 4 juillet 1928, peu après 18 heures, à bord de son Fokker F.VIIa/3m G-EBYI pour un vol de Croydon (Londres) à Haren (Bruxelles). Le commandant Donald Drew et le copilote et mécanicien Robert Little étaient aux commandes. Il partageait la cabine avec quatre membres de son équipage.
Alfred Loewenstein « disparut » lors du vol au-dessus de la mer du Nord. Son corps fut retrouvé par un pêcheur en mer le 19 juillet 1928, à une quinzaine de kilomètres au nord-est du cap Gris-Nez. Selon certains, Alfred aurait ouvert par erreur la porte extérieure du Fokker au lieu de celle de la cabine pendant le vol, après être sorti des toilettes. Mais d'autres ont parlé de suicide, voire de meurtre.
Après sa mort, Alfred fut d'abord inhumé dans le tombeau de la famille Dansaert, la famille de sa mère. Après que sa femme eut fait construire un tombeau, il fut inhumé dans le tombeau privé de la famille Misonne (la famille de sa femme). Il est le seul Loewenstein à être enterré dans le caveau familial Misonne. Les tombes Loewenstein-Misonne et Dansaert-Momaerts-Grosjean sont toujours bien entretenues.
Son fils Robert repose au cimetière d'honneur des aviateurs. Il fut tué le 29 mars 1941.
D'après le guide « Cimetières de Bruxelles », publié par la Ville de Bruxelles, la mort d'Alfred Loewenstein a inspiré à Hergé l'album « Le Sceptre d'Ottokar ». Dans cet album, Tintin tombe d'une Savoia-Marchetti S.73 jaune vif par une trappe située sous son siège passager. Notre héros, Tintin, ne finit pas dans la mer du Nord, mais dans une charrette de foin bien garnie ; il survit naturellement à sa chute. Le lien entre Alfred Loewenstein et Tintin n'est, à mon avis, pas suffisamment confirmé.
Voir également l'article sur Alfred Loewenstein paru en janvier 2021 sur www.hangarflying.be
Merci à Mia Grosjean (novembre 2020).







