Bruxelles, le 28 mars 2021. SafeSky, une start-up belge fondée par des pilotes belges et français, lance aujourd'hui en Belgique et en France une application innovante destinée aux pilotes de tous types d'aéronefs. Chaque pilote peut désormais partager anonymement sa position de vol et recevoir simultanément celles des autres pilotes en téléchargeant simplement l'application SafeSky gratuitement sur son smartphone ou sa tablette.
L'importance d'une bonne surveillance pour maintenir une distance de sécurité avec les autres aéronefs, notamment lors des vols VFR en espace aérien non contrôlé, mais aussi ailleurs, ne doit pas être sous-estimée. Dans un monde hautement technologique, il semble anachronique qu'aucun outil technique ne puisse être utilisé à cette fin. Le projet SafeSky vise à remédier à cela de manière accessible.
SafeSky combine une solution technologique avec les données de la communauté des pilotes pour améliorer la sécurité des vols pour tous les utilisateurs de l'espace aérien.
Actuellement, il n'existe aucun système, en Belgique comme ailleurs, permettant de surveiller tous les aéronefs évoluant dans l'espace aérien non contrôlé. Les contrôleurs aériens ne voient qu'une infime partie des aéronefs présents dans cet espace ; les autres sont invisibles, non seulement pour eux, mais aussi entre eux.
Bien que les collisions en vol soient relativement rares, chaque pilote est victime de quasi-collisions, souvent source de stress considérable. L'Autorité européenne de la sécurité aérienne (AESA et la Commission européenne) sont conscientes de cette situation. Le problème s'aggravera encore lorsque des aéronefs sans pilote – les drones – commenceront bientôt à utiliser le même espace aérien. Le programme européen de recherche sur la gestion du trafic aérien (ATM), SESAR, s'intéresse également à ce problème. Plus tôt cette année, l'AESA a présenté son plan d'action 2021-2025 pour la sécurité aérienne, qui comprend plusieurs projets visant à améliorer la sécurité. iConspicuité à promouvoir sont inclus.

Les avions évoluant dans l'espace aérien contrôlé sont équipés de transpondeurs, ce qui les rend visibles pour le contrôle aérien, mais pas entre eux. Ces dernières années, de nombreuses initiatives ont été lancées pour remédier à ce problème (FlightAware, Rosaware, Neurons, Trix, etc.). En vain. Ces différents systèmes sont incompatibles et n'échangent pas de données entre eux. SafeSky vise désormais à apporter une solution.
Comment fonctionnent les systèmes traditionnels ?
La plupart des systèmes fonctionnent grâce à des transpondeurs intégrés à l'avion : des transpondeurs Mode S, avec ou sans surveillance dépendante automatique en mode diffusion (ADS-B). Ils émettent un signal capté par les stations sol officielles ou répondent aux interrogations radar du contrôle aérien (Skeyes, Belgaradar, Eurocontrol). Grâce à ces informations, le contrôle aérien maintient la séparation entre les avions et/ou fournit des informations radio sur le trafic susceptible de présenter un risque pour les avions à proximité.
Ces mêmes signaux sont également reçus par des milliers de stations terrestres bénévoles à travers le monde. Elles les transmettent via Internet à un serveur appartenant à une organisation à laquelle elles sont affiliées. Ces serveurs, à leur tour, relaient les signaux et les données aux utilisateurs de ce réseau. Cette communauté de stations terrestres, par exemple, peut utiliser Flightradar24 pour suivre un vol régulier d'avion de ligne, en fournissant toutes les données nécessaires (itinéraire, vitesse, type d'appareil, etc.).
Certains de ces systèmes transmettent également ces informations à des avions équipés d'un récepteur spécifique. Cependant, la plupart des avions de l'aviation légère ne sont pas équipés de tels systèmes.
SafeSky remédie à cette « lacune »
L'application SafeSky transforme votre smartphone ou tablette en une sorte de « transpondeur et récepteur ». Tout le monde possède un smartphone et/ou une tablette. Ils sont tous équipés d'un GPS intégré moderne. Cela signifie qu'il peut déterminer votre position et votre altitude avec une grande précision et transmettre ces données via votre smartphone, à condition que vous disposiez d'une connexion réseau mobile. Ce dernier peut également recevoir les données de trafic des autres avions et afficher l'espace aérien sur son écran, indiquant tous les avions à proximité.
SafeSky fonctionne tant qu'il y a une connexion internet via la couverture GSM. La couverture GSM est suffisante jusqu'à 1 370 mètres pour permettre le transfert de données. Un signal faible, insuffisant pour naviguer sur Internet ou passer des appels, suffit à capter le protocole UDP (User Datagram Protocol) utilisé par SafeSky. Ce protocole consomme également très peu d'énergie, ce qui n'alourdit pas la batterie de votre smartphone.
Voir – Être vu – Éviter
SafeSky collecte tous les signaux des utilisateurs de l'application SafeSky via des serveurs répartis dans le monde entier. Outre les données des utilisateurs, SafeSky capture et agrège la plupart des données provenant d'autres systèmes. Ces données sont reçues par des bénévoles du monde entier via leurs stations de réception (ADSBHUB, OGN, FLARM). SafeSky transmet ensuite ces informations aux smartphones ou tablettes de tous les utilisateurs, en vol comme au sol, à l'instar de Waze pour les conducteurs.

Avec SafeSky, vous pouvez voir les avions à proximité sur votre smartphone ou votre tablette pendant le vol. En mode radar, vous pouvez rapidement repérer les autres avions et voir s'ils représentent une menace potentielle. Si un avion est à proximité, vous recevez une alerte : sur l'écran, par un flash sur votre téléphone ou par un son dans vos écouteurs. Toute personne recevant cette alerte peut immédiatement réagir : regarder dehors. L'application SafeSky indique la position de l'autre avion, sa direction, son altitude et sa distance.
En tant que pilote en vol à vue (VFR), vous avez toujours l'obligation et la responsabilité de regarder à l'extérieur et d'agir en cas de risque de collision. SafeSky ne change rien à ce principe fondamental, mais recevoir une alerte est un atout majeur.


SafeSky offre ainsi une solution à un problème de sécurité réel. SafeSky n'est pas un système certifié. Son succès repose sur l'ensemble de la communauté d'utilisateurs SafeSky et sur tous les bénévoles qui possèdent un système de réception chez eux et transmettent leurs données aux serveurs SafeSky.
SafeSky est téléchargeable gratuitement sur l'App Store ou Google Play. Une version Early Bird, dotée de fonctionnalités supplémentaires, est également disponible dès aujourd'hui pour 24,99 € par an. Ces deux versions offrent le même niveau de sécurité, la même transmission et la même réception des données de vol, car la sécurité est primordiale. La version Early Bird offre des fonctionnalités supplémentaires, notamment pour communiquer avec ses amis voyageurs, voler ensemble ou les suivre.
L'équipe SafeSky
Tristan et Vincent, deux informaticiens et pilotes d'ULM français, sont les fondateurs de SafeSky. Lors d'un vol, Tristan a présenté l'application à un pilote d'ULM belge. Il a ensuite présenté l'idée à d'autres amis pilotes. L'équipe franco-belge était née.

Un groupe de six pilotes passionnés, passionnés d'innovation et de technologie, souhaite proposer cette application innovante pour améliorer la sécurité des pilotes. Ils unissent leurs compétences pour la commercialiser.
– Tristan Fily, entrepreneur d’une société informatique et développeur de l’application
– Vincent Letellier, graphiste, webdesigner et co-développeur de l'application
– Christophe Erkens, architecte et ancien PDG d’un cabinet d’architecture
– Pierre Toussaint, PDG d’une société informatique
– Tanguy Detroz, PDG d’une société informatique
– Paul Windey, avocat, fonctionnaire retraité et président de la fédération belge d’ULM.
Début 2021, ils ont fondé SafeSky SRL pour soutenir le développement et la commercialisation de l'application. Depuis, plus de 2 000 heures de développement ont été réalisées et des centaines d'heures de vols d'essai ont déjà été réalisées.
L'application a été présentée au directeur général Koen Milis de la Direction générale de l'aviation civile (DGLV) et à ses collègues de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en France. SafeSky répond également aux spécifications (iConspicuity) définies par l'AESA pour un futur système d'amélioration de la sécurité. Dominique Roland, responsable du département Politique, Innovation et Connaissances, et champion du projet de feuille de route GA à l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), a déclaré : « L'AESA encourage l'utilisation des dispositifs iConspicuity et salue la proposition SafeSky. Nous espérons que des initiatives comme celle-ci contribueront à sensibiliser les usagers de l'espace aérien de l'aviation civile au risque de collision en vol. »
Plusieurs fédérations aéronautiques sont intéressées : la Fédération Belge d'ULM, mais aussi la Fédération Française d'ULM (FFPLUM) et la Fédération Française des Pilotes PPL (FFA).
En Belgique, des groupes tests ont été mis en place à Courtrai, Baisy-Thy, Grimbergen, Spa et Verviers. En France, ils ont été implantés à Cholet, Versoud, Paris et Saint-Omer. Ces tests ont permis d'améliorer encore la stabilité et la fiabilité.
Le test majeur aura lieu après le 28 mars 2021, date à laquelle tous les pilotes pourront commencer à utiliser l'application. Les retours d'expérience des utilisateurs pourront être partagés sur https://forum.safesky.app/
Paul Hopff
Notre homme teste SafeSky
Tout outil visant à améliorer la sécurité des voyages aériens est à saluer. C'est pour cette raison que je suis un fervent partisan de SafeSky et que je recommande à tous les pilotes de l'installer. Entre la sortie de l'application et la date limite de réception de la newsletter, je n'ai pu effectuer qu'un seul court vol pour tester SafeSky. De plus, il se déroulait à l'intérieur, entre et autour de différentes zones de trafic, et le vieux Piper Cub de notre club n'est pas équipé de GPS. C'est pourquoi je préfère voler avec EasyVFR. carte en mouvement sur mon smartphone – une fois pour une violation de l'espace aérien être réprimandé (www.hangarflying.eu/2015/03/infractions-aeriennes/) me suffit.
C'est le premier problème avec SafeSky : vous devrez choisir entre voir le trafic ou une navigation précise sur votre smartphone ou tablette. L'application propose d'afficher le trafic sur une carte. J'imagine que cela a dû être un peu compliqué pour les développeurs. victoire rapide est également d'afficher les zones de trafic concernées sur cette carte. Le prochain vol se fera donc avec une tablette. carte en mouvement, et smartphone pour SafeSky.

Un autre inconvénient est que le rayon d'affichage du trafic aérien semblait impossible à dimensionner. À un moment donné, je volais parallèlement à un autre avion, à environ 800 mètres et 150 mètres plus haut, lorsque le contrôle aérien m'a averti de la présence d'un autre avion plus éloigné. Un rayon plus large pour l'affichage radar, avec une fonction de pincement pour zoomer, serait utile. Le trafic aérien dans un rayon plus large est cependant visible sur la carte.
Ces deux petits inconvénients sont compensés par de nombreux avantages : j’ai déjà hâte de traverser la Campine l’esprit un peu plus serein parmi les nombreux planeurs. Après tout, leur système Flarm sera également affiché. Et l’équivalent d’une dizaine de minutes de vol par an, ce n’est pas cher payé pour cette tranquillité d’esprit ! Les pilotes ne devraient pas trop se fier à ce système pour l’instant. Le développeur de l’application lui-même admet que tout le trafic ne sera pas affiché. Par exemple, certains avions n’ont toujours pas de transpondeur, et les transpondeurs équipés d’un système Mode-S standard sans ADS-B ne seront pas non plus affichés. Le principe de base reste « Voir et Éviter » !
Pierre Snoeckx

