Dans la nuit du 21 au 22 juin 1944, le 44 Rhodesia Squadron de la RAF participe au raid sur Wesseling (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) avec ses Lancaster.
Le Lancaster LM 434 KM-F fut abattu par un chasseur de nuit et s'écrasa près de Lanklaar. Lors de sa chute mortelle, ce Lancaster percuta en plein vol le Lancaster ND 552 KM-X, dont les restes atterrirent à Eisden.
Les membres d'équipage décédés ont trouvé leur dernière demeure au cimetière de Lanklaar.
Membres d'équipage décédés du Lancaster LM434 (Lanklaar) :
le pilote P/O Neville John Wingrove Scholtz et le bombardier Flight Sergent John Campbell Wilson.
Quatre membres d’équipage ont été faits prisonniers de guerre :
Le mécanicien de bord, le sergent W. T. Wainwright, le mitrailleur de bord, le sergent R. Schott, l'opérateur radio, le sergent Francis Preston et le mitrailleur de queue, le sergent William (Bill) D. Barnett.
Le navigateur Léo Tobin réussit à rester hors des mains allemandes.
Les sept membres de l'équipage du Lancaster ND552 (Eisden) ont été tués :
Le pilote en second Neil Joseph Smith, le sergent mécanicien de bord John Douglas Barber, le navigateur en second Thomas Sawers Calder, le sergent d'aviation bombardier Michael William Beevor Steele, l'opérateur radio/mitrailleur sergent Laurence Herbert Bozier, le sergent mitrailleur de bord David Blackie et le sergent mitrailleur de bord Raymond William Brett.
Luc Meyvis de l'As, qui enquête depuis des années sur les accidents d'avion dans la région, a écrit un article pour Taskforce Liberty vzw sur le drame impliquant les deux Lancaster.
www.taskforceliberty.be/limburg-de-dramatische-nacht-van-44-rhodesia-squadron/
Il y écrit à propos de ces tombes :
« Les corps d'Eisden et de Lanklaar ont été enterrés dans une fosse commune à Lanklaar (vieux cimetière) où ils reposent toujours.
L'identification de ces membres d'équipage fut particulièrement difficile, notamment parce que certains corps étaient calcinés. Pour les deux victimes de Lanklaar, les Allemands, apparemment peu familiers avec l'anglais, relevèrent les surnoms figurant sur leurs uniformes de vol. Par exemple, les noms du pilote Scholtz et du bombardier Willson figuraient sur la liste des victimes de la Croix-Rouge sous les noms de TEWEK et KILLER. Plus d'un an plus tard, leur identification restait incertaine.
La direction de la mine a chargé son bureau de dessin de concevoir une croix commémorative sur laquelle figureraient encore les deux noms Tewek et Killer.
Après la guerre, toutes les villes et villages furent contactés pour savoir si des avions s’étaient écrasés dans leur région. … Par la suite, une équipe d’enquêteurs anglaise arriva sur place pour établir la situation.
Le 15 juillet 1946, la municipalité d'Eisden a reçu une telle équipe d'enquête, et le « Rapport d'accident et d'enquête » indique :
L'enquête sur place révèle que cet avion s'est écrasé sur le stock de charbon de la mine d'Eisden à la suite d'une collision en vol avec le Lancaster LM434, objet d'un rapport sous la référence 2KKNU/2038/AIR/655.
Les gendarmes d'Eisden ont déclaré qu'aucun membre de l'équipage du ND 552 n'avait pu s'échapper et qu'ils avaient tous été brûlés. Ils ont également précisé que ce membre d'équipage était enterré avec deux autres corps au cimetière de Lanklaar. Cette information a été vérifiée en présence d'un curé et s'est avérée exacte.
Ces sept corps reposent dans une fosse commune du cimetière, avec deux corps de LM434. Une croix en chêne, sans nom, trône sur la tombe. La tombe est en excellent état.
Il est recommandé que les sept noms de cet équipage, ainsi que les deux du Lancaster LM 434, soient gravés sur une croix commune sur cette tombe.
Le fait que la tombe soit en excellent état est dû à la famille Theo Stams-Hoeven. ... En 1990, Mme Hoeven a reçu une magnifique plaque honorifique peinte à la main en guise de remerciement.
Les membres d'équipage des deux Lancaster tombés au combat ont initialement reçu une tombe commune, et tous n'ont pas pu être identifiés avec certitude. Selon des témoins, certains corps étaient calcinés. Par conséquent, les noms figurant sur les pierres tombales actuelles des deux Lancaster sont confondus. Il est donc possible que la personne dont le nom figure sur la pierre tombale soit enterrée sous l'une des autres.
Merci à Luc Meyvis pour la recherche et les photos.














