John Verrept (né en 1889, décédé en 1912) vivait avec ses parents à Lier, à l'angle de la Zagerijstraat et de la Antwerpsesteenweg. Il obtint son brevet de pilote le 18 avril 1911, devenant ainsi le 38e Belge à détenir un brevet de pilote.
John possédait un monoplan Borel-Morane. Les Établissements Borel furent fondés en 1909 par Gabriel Borel. La même année, lui et son frère ouvrirent également une école de pilotage à Mourmelon, dans la Marne. Au départ, ils vendaient des avions Blériot, mais ils construisaient également leurs propres appareils. En 1911, Gabriel Borel, Raymond Saulnier et Léon Morane s'unirent et fondèrent la Société Anonyme des Aéroplanes Borel-Morane-Saulnier, où fut fabriqué le Borel-Morane.
En 1910, l'Aéroclub belge offrit un prix de 20 000 francs à celui qui parcourrait la plus longue distance avant le 31 juillet 1911. Jan Olieslagers détenait le record en août 1910 avec une distance de vol de 224 km. Le 11 juillet 1911, Verrept, à Kiewit, battit le record d'Olieslagers en parcourant 338 km. Le 17 juillet 1911, Olieslagers pulvérisa le record de Verrept en parcourant 625 km, un nouveau record du monde. Olieslagers et Verrept étaient de bons amis.
En France, il participa à de nombreuses démonstrations aériennes. La course aérienne Paris-Madrid de mai 1911, à laquelle John Verrept s'était inscrit, fut éclipsée par un accident dramatique. La course se déroula en trois étapes. La première partit d'Issy-les-Moulineaux (Île-de-France). Le dimanche 21 mai 1911, environ 300 000 spectateurs assistèrent à la réunion. Les spectateurs, incontrôlables, prirent d'assaut le terrain à plusieurs reprises. Les premiers départs eurent lieu tôt le matin. Lorsqu'André Train décolla avec un passager à 6 h 30, il connut des problèmes de moteur et dut effectuer un atterrissage d'urgence. Ayant dû éviter un groupe de soldats lors de l'atterrissage, il se retrouva au milieu d'un groupe de dignitaires. Le Premier ministre français Ernest Monis, son fils Antoine et le riche industriel et mécène Henri Deutsch de la Meurthe furent blessés. Le ministre français de la Guerre, Henri Maurice Berteaux, perdit un bras et une blessure à la tête lui fut fatale. Il fut rapidement annoncé que le pilote n'avait commis aucune erreur. La course reprit le lendemain, mais des pilotes comme Verrept abandonnèrent suite à l'accident. Le seul pilote à terminer la course fut également déclaré vainqueur : Jules Védrines. Il pilotait le Borel-Morane de John Verrept.
Comme Verrept avait participé à la course Paris-Madrid, Lier organisa les 30 et 31 juillet 1911 une réunion aérienne pour et avec son célèbre citoyen.
Le 20 janvier 1912, sur l'aérodrome de La Vidamée-Chantilly (région Nord-Pas-de-Calais-Picardie), John tenta un nouveau record du monde en atteignant 1 075 mètres d'altitude avec son Borel-Morane et deux passagers. Son record fut cependant rapidement battu.
Le 17 avril 1912, John Verrept décède dans le crash de son avion sur l'aérodrome de Châteaufort (près de Versailles). Selon les journaux, il est le premier pilote à se suicider en avion. Des témoins affirment que John Verrept s'est disputé avec sa fiancée la veille de son vol fatal. Certains témoins confirment qu'il a levé les bras au moment du crash. Selon les enquêteurs, l'avion était techniquement en bon état. L'hypothèse du suicide est contestée par sa fiancée, Mme Mathis.
La photo des archives Jean-Pierre Lauwers montre John Verrept à Wijlrijk en 1911.
Info : Archives de la ville de Lier, Jef Pets (Lunak), archives propres.










