Réouverture du centre historique de la base aérienne de Brustem

Saint-Trond, le 18 avril 2015. Aujourd'hui, le musée dédié à la base aérienne de Brustem, près de Saint-Trond, a rouvert ses portes après quelques mois d'hibernation. Il a accueilli bénévoles, amis et invités. Après des mois très chargés, ils souhaitaient souligner cette activité. Ils ont également profité de l'occasion pour revenir aux sources et recentrer l'attention sur les deux fondateurs du musée.

Texte et photos : Luc Wittemans

  • Les deux hommes qui rêvaient d'une exposition permanente sur l'histoire de l'aérodrome de Brustem étaient feu Albert Maes et feu Jos Schrijnemakers. Tous deux étaient techniciens sur la base et ont posé les fondations de ce qui est aujourd'hui le Centre historique. Cette année, le musée leur rend un hommage particulier avec une petite exposition thématique intitulée « L'héritage de deux sous-officiers de l'armée de l'air à Brustem ».

  •  
  • Dans son discours, Ghislain Theunissen, président du groupe de bénévoles qui gère le musée, a retracé les origines de celui-ci. Jos Schrijnemakers et Albert Maes avaient déjà constitué une petite collection lorsqu'on leur a finalement attribué une petite pièce dans un coin d'un hangar pour exposer leurs pièces. L'exposition permanente n'était pas encore prête. Plus tard, on leur a attribué une autre pièce où une exposition était possible. Plus tard encore, le colonel-aviateur De Rudder leur a offert le grenier d'un des bâtiments de la caserne de Bevingen, adjacente à l'aérodrome. À l'époque, la collection n'était visitable que sur rendez-vous, mais ce n'était qu'un début. À la fermeture de l'aérodrome de Brustem en 1996, la ville de Saint-Trond a mis à disposition un espace sur le site de l'abbaye, où le musée est toujours installé. Des fleurs ont été offertes à la veuve d'Albert Maes et aux enfants de Jos Schrijnemakers en remerciement du travail accompli par ces deux pionniers au cours des premières années.

  •  
  • En raison de l'espace limité, le musée s'appuie principalement sur des photographies, des croquis, des plans, de petits objets, des uniformes, des maquettes et autres, comme ceux de cette salle consacrée à l'entraînement au pilotage d'après-guerre à Harvard, Fouga et T-Bird, et aux Red Devils. L'espace étant insuffisant pour de très grandes expositions, ne vous attendez pas à voir des avions complets.

  •  
  • Lors de l'occupation initiale des salles actuelles, l'entrée se trouvait d'un autre côté, et l'agencement du musée était chronologique à partir de l'entrée. Il y a quelques années, lorsque l'entrée a été déplacée de l'autre côté, et après un léger réaménagement du mobilier pour rendre un coin perdu plus utilisable, l'ordre chronologique a été rompu. Par conséquent, un travail considérable a été fourni pendant les mois d'hiver pour restaurer une certaine logique à l'agencement ; seul le temps manquait pour réaménager la section Luftwaffe. Les bénévoles ont dû faire face à une tâche colossale : déplacer la plus grande pièce du musée : le moteur du Junkers Jumo 211, utilisé notamment sur le Junkers Ju 88, dont la version de chasse de nuit était basée à Brustem. Le musée a reçu ce moteur de la KU Leuven il y a quelques années, et même à cette époque, son introduction au musée relevait de l'exploit.

  •  
  • Enfin, le petit groupe de bénévoles, pourtant soudé, a été photographié. À droite, vous verrez Jacques Waldeyer et Camille Goossens, deux anciens commandants de la base aérienne de Brustem, également présents.

    Vous pouvez visiter le musée les week-ends et jours fériés de 14h à 17h et le musée dispose depuis un certain temps de son propre site Web, www.baseaerienne-st-trond.be. C'est un work-in-progress où de nombreuses sections doivent encore être complétées. Nous pouvons certainement recommander une visite au musée.

  •  
Photo de l'auteur invité

Auteur invité

En plus de notre rédaction habituelle, Hangar Flying propose également à des auteurs invités d'écrire sur l'aviation belge. Vous avez une idée d'article ? Contactez-nous.