Les Piper de la Libération

Le superbe Piper L-4H Grasshopper appartenant en copropriété à Philippe Mordant portant les cocardes américaines.

Saint-Hubert, 29 juin 2019. Le hasard fait bien les choses… Lors de l’animation « aérodrome en fête », nous rencontrons notre ami Benoît Denet qui nous présente un pilote très sympathique. Il s’agit de Philippe Mordant, passionné de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale et copropriétaire d’un Piper L-4H Grasshopper (version militaire du Piper J-3 Cub civil) mais aussi d’une jeep et d’autres types de matériel roulant militaire américain des années 1944-1945.

Philippe Mordant et un groupe d’amis envisagent de reconstituer des scènes de libération de la Belgique à l’automne 1944 sur le site même des aérodromes de campagne américains et britanniques qui n’étaient en général que de grandes prairies permettant aux petits Piper agiles d’y atterrir et d’en décoller pour des missions d’observation et de réglage de tirs d’artillerie au plus prêt du front.

Le superbe Piper L-4H Grasshopper appartenant en copropriété à Philippe Mordant portant les cocardes américaines.

A part les Piper L-4H Grasshopper, il y avait encore des Aeronca L-3B et des Stinson L-5 Sentinel. Les Anglais utilisaient des Auster A.O.P. (Air Observation Post) MK IV dans la même optique, mis à part que les jeunes pilotes américains donnaient volontiers le baptême de l’air – principalement aux jeunes filles – alors que les Britanniques étaient beaucoup plus réticents à ce sujet. Philippe Mordant et ses congénères ambitionnent de réactiver fin 2019 et début 2020 plusieurs de ces anciens aérodromes, tous situés à l’est de la rive droite de la Meuse et notamment en septembre pour la libération de la Belgique, mi-décembre pour la Bataille des Ardennes et le fameux Nuts Day et à la mi-janvier pour les colonnes de la libération lancées à la reconquête des Ardennes par les G.I. Les terrains anticipés pour remise en action et établissement d’un aérodrome de campagne avec tentes, matériel et véhicules légers et, évidemment, des avions, sont Vaux-sur-Sûre, Bastogne, Vielsalm et Saint-Hubert lequel servira en outre de terrain de rassemblement et d’avitaillement. Des vols en patrouille à basse altitude sont projetés au-dessus de diverses zones des Ardennes.

Gros plan sur le moteur Continental de quatre cylindres à plat opposés ainsi que l’inévitable pin-up près d’un emblème de la France Libre.

Soyez nombreux à soutenir ce projet et mieux, si vous avez été témoin direct ou indirect des évolutions des avions légers en 1944-45, contactez sans tarder p.mordant@skynet.be ou yves@cartilier.eu. Cela ne peut qu’accroître la valeur historique de cette démarche originale et ambitieuse d’une poignée d’authentiques enthousiastes hyper motivés.

Texte et photos: Jean-Pierre Decock

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Jean-Pierre Decock

Jean-Pierre Decock

Brevet B de vol à voile en 1958. Pilote privé avion en 1970. Totalise 600 heures de vol dont 70 d’acro. Un œil droit insuffisant empêche toute carrière dans l’aviation. (Co-)Auteur et traducteur de 41 ouvrages d’aviation publiés en 4 langues depuis 1978. Compétences: histoire, technique et pilotage (aviation civile, militaire ou sportive).

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