Hoevenen, le 25 avril 2010. Ce week-end, après six mois d'inactivité à cause du mauvais temps, d'un emploi du temps chargé et de problèmes techniques avec l'avion du club, j'ai enfin réussi à voler à nouveau. 24 heures plus tard, je suis toujours sous le charme... voler est une drogue merveilleuse... et en plus, totalement inoffensive !
Pendant le vol, je me suis aussi demandé quel était le plaisir de voler, et honnêtement, je ne sais pas répondre. Est-ce la sensation de vitesse ? Certainement pas, car à 300 mètres d'altitude, cette sensation est pratiquement inexistante. Cependant, le simple fait de savoir que l'on survole les autoroutes à une vitesse qui serait totalement irresponsable sur la route est un plaisir en soi. Le vol pilote-avion avec le Corvalis 400, alors encore le Columbia 400, vers l'Allemagne est une exception. C'était une compétition avec Guido, qui pilotait une Mini Cooper. Bien que partis beaucoup plus tard, nous sommes arrivés bien plus tôt. Malheureusement, notre triomphe a été quelque peu gâché, car nous avions besoin de la Mini pour nous rendre à un « Kneipe » (bar) local et terminer la journée avec une bière fraîche.
![]() | Jouer réellement avec les nuages, et donc les traverser, est le privilège des pilotes qualifiés IFR, mais même en respectant les distances réglementaires cela peut encore être très amusant. sont destinés à un pilote VFR. Cette photo, présentée au concours flyforfun.be il y a quelques années, en est la preuve. (Photo : Christiaan Van Heijst) |
Est-ce le plaisir de participer à la contrôles De l'avion ? Peut-être, mais pourquoi alors les pilotes pilotent-ils encore des appareils plus encombrants, alors que nous ne choisissons pas tous un planeur, un ULM ou un avion de voltige incroyablement confortable ? Après des années à piloter des Cessna, je suis passé aux ULM, car ils sont bien plus agréables à piloter. Piloter le Storm, en particulier, est un plaisir comparable à celui du ski avec de bons skis de carving. Cet engin fend l'air comme un rasoir.
Le sentiment de liberté, peut-être ? C'est un facteur, certes, mais en ULM ouvert ou en paramoteur, il doit être encore plus grand, et pourtant, ça ne m'attire pas tant que ça. Quoique… pendant la zone d'exclusion aérienne, j'ai vu un paramoteur voler dans les polders près de Damme, et honnêtement, j'étais incroyablement jaloux… L'un de mes plus beaux souvenirs de vol, d'ailleurs, est le parapente dans les Alpes autrichiennes. N'importe quel vol en montagne vaut le détour, d'ailleurs. La beauté des montagnes elle-même reste un attrait majeur.
Un autre beau souvenir, c'était un vol en planeur au-dessus de Saint-Hubert. C'était déjà un défi. le coucher du soleil Après plus de six heures de vol, les thermiques s'étaient calmés et il était enfin temps d'atterrir. Glissant paisiblement au-dessus des douces collines des Ardennes sous un magnifique soleil couchant, je ne l'ai toujours pas oublié, presque vingt ans plus tard.
La perspective unique de voir le monde d'en haut ? Consulter des photos aériennes sur Google Earth ou Microsoft Life est moins cher… et pourtant. J'ai beau avoir visité le CTR d'Anvers, je découvre toujours un nouveau paysage depuis les airs… ou le redécouvre et l'apprécie à nouveau. La Flandre est peut-être largement urbanisée, elle recèle de magnifiques sites qui méritent d'être visités. L'Escaut à Sind-Amands, la Campine du Nord, et même le port d'Anvers continuent de m'impressionner. … sans parler des endroits encore plus beaux de l'autre côté de la frontière linguistique ou chez nos voisins du sud.
![]() | Paul Hopff a également participé à ce concours photo. (Photo : Paul Hopff) |
Jouer avec les nuages est un autre privilège que nous avons en tant que pilotes. Nos souvenirs remontent à 20 ans, à Saint-Hubert. Voler en thermique avec le planeur juste sous le nuage, puis décoller de la base. Surtout lorsque le soleil est derrière le nuage et que ses rayons dorés percent son bord, c'est un spectacle inoubliable. Ou encore ces vols IFR où l'on est autorisé à voler à travers les nuages. Un instant, on vole sous un soleil radieux, l'instant d'après, on distingue à peine le bout de ses ailes, littéralement, et puis le soleil brille à nouveau. Malheureusement, c'est réservé aux titulaires d'une licence IFR, mais c'est toujours très amusant. Dans certains pays, le « VFR on top » (vol au-dessus des nuages) est autorisé. Quel plaisir de voler dans le ciel bleu au-dessus d'une mer de coton… Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle voler est si addictif. Fendre les nuages sous un ciel sans nuages est presque aussi amusant.
Une chose est sûre : nous avons tous nos propres raisons de prendre l'avion. Laquelle est la vôtre ? Partagez-nous vos plus beaux souvenirs de vol…
Pierre Snoeckx



