De Sabres turcs aux PAIM

Les F-86 E Sabre de l'équipe turque lors du IXe PAIM 1958 sur la para-piste de Bierset. Les premières ont eu lieu en 19215, en 19223 et en 19275. (SID)

Chastre, 28 août 2020. Trouvée il y a plus de trente ans au service d‘information de la défence dans un classeur de négatifs des années 1958-1959, une photo de 5 F-86 E turcs aux gueules de requin m’intrigue depuis lors. Que font ces avions en Belgique, est-ce une patrouille acrobatique, où la photo a-t-elle été prise ? Autant de questions qui m’ont amené à « enquêter » … travail de fourmi car cela date.

Les F-86 E Sabre de l'équipe turque lors du 9e Paim 1958 sur la piste de parachutisme de Bierset. Le premier est le 19215, suivi du 19223 et du 19275. (SID)

La photo

J’ai identifié sur la photo originale trois numéros sur les XNUMX avions, les XNUMX, XNUMX et XNUMX. La décoration spéciale fait penser à une patrouille acrobatique mais les turcs n’en ont eu que deux sur F-XNUMX E Sabre, les « Uçan Kuğular » (Cygnes blancs) et les « Yarasalar » (Chauves-souris). Pour ce qui concerne les premiers, leur décoration est très connue et en rien comparable. Le Sabre portant le numéro XNUMX s’est écrasé le XNUMXer avril XNUMX près d’ Eskisehir soit bien avant la création à Merzifon en XNUMX des « Yarasalar », moins connus. La photo a donc été prise quelque part en Belgique en XNUMX ou en XNUMX mais antérieurement à avril XNUMX . Qu’est ce qui a pu amener la Turk Hava Kuvvetleri (THK) , la Force Aérienne turque, à envoyer des Sabres en Belgique : échange d’escadrilles, exercice OTAN, meeting aérien? Un évènement majeur de l’année XNUMX vient rapidement à l’esprit : le Meeting des Nations des XNUMX, XNUMX et XNUMX juin XNUMX à la base de Bierset près de Liège. Nous avons déjà abordé ce meeting (un des plus grands et des plus beaux organisé en Belgique) dans l’article consacré aux Diables Rouges

Les « Uçan Kuğular » furent les premiers avions de patrouille turcs à utiliser des F-86E depuis Eskişehir, opérant à six, neuf, voire douze appareils de 1955 jusqu'au milieu des années 1960. Leur magnifique livrée ornée de cygnes n'aurait fait son apparition que dans les années 1960. (Colonel RV)

Des photos de ce meeting montrent un alignement des patrouilles grecque, portugaise et anglaise sur la para-piste de Bierset. Aucune ne montre des appareils turcs au sol. Les revues aéronautiques de l’époque ainsi que le programme officiel font mention d’une participation turque sur F-XNUMXG Thunderjets. « AirRevue » et « « Flight » parlent d’un survol de XNUMX F-XNUMXG et d’une démonstration acrobatique de XNUMX appareils turcs. Porte-drapeau royal lors du meeting, Claude Buisseret ( un des pilotes de la XNUMXème escadrille de Hawker Hunter de Chièvres qui participera au fameux looping de XNUMX avions le XNUMX juillet XNUMX à Gosselies) me confirme lors d‘un entretien téléphonique que les turcs volaient en effet sur F-XNUMXG mais n’étaient pas basés à Bierset pour l’évènement. Un des pilotes turcs était un ami rencontré lors de sa formation aux USA. Une escadrille de Thunderjet avait été détachée en Hollande sur la base de Soesterberg qui organisait aussi un grand meeting OTAN les XNUMX et XNUMX juillet. La présence des Sabres en Belgique ne peut donc s’expliquer que par une participation à un autre évènement international avant ou après le Meeting des Nations, probablement à Bierset car le tarmac sur la photo ressemble beaucoup à celui sur les photos du Meeting.

La seconde patrouille turque de F-86E, les « Yarasalar », opéra régulièrement depuis Merzifon entre 1964 et 1965 avec quatre appareils, parfois neuf. Elle est connue pour deux livrées : l’une avec un nez noir et celle-ci, de façon assez spectaculaire en rouge et blanc. (Colonel RV)

Des photos de ce meeting montrent un alignement des patrouilles grecque, portugaise et anglaise sur la para-piste de Bierset. Aucune ne montre des appareils turcs au sol. Les revues aéronautiques de l’époque ainsi que le programme officiel font mention d’une participation turque sur F-14G Thunderjets. « AirRevue » et « « Flight » parlent d’un survol de 1958 F-4G et d’une démonstration acrobatique de 5 appareils turcs. Porte-drapeau royal lors du meeting, Claude Buisseret ( un des pilotes de la 14ème escadrille de Hawker Hunter de Chièvres qui participera au fameux looping de 21 avions le 1958 juillet XNUMX à Gosselies) me confirme lors d‘un entretien téléphonique que les turcs volaient en effet sur F-XNUMXG mais n’étaient pas basés à Bierset pour l’évènement. Un des pilotes turcs était un ami rencontré lors de sa formation aux USA. Une escadrille de Thunderjet avait été détachée en Hollande sur la base de Soesterberg qui organisait aussi un grand meeting OTAN les XNUMX et XNUMX juillet. La présence des Sabres en Belgique ne peut donc s’expliquer que par une participation à un autre évènement international avant ou après le Meeting des Nations, probablement à Bierset car le tarmac sur la photo ressemble beaucoup à celui sur les photos du Meeting.

cisme

Après le premier conflit mondial, les premiers Jeux Interalliés à Joinville en banlieue parisienne avaient été organisés à l'initiative du général Pershing. En mai XNUMX, le général américain McNarmey organise à Francfort sur le Main une réunion des officiers en charge du sport militaire dans leurs pays respectifs. La Belgique y est représentée par le lieutenant Raoul Mollet, officier de cavalerie au régiment des guides et la France par le capitaine Henry Debrus, deux grands amis . Le XNUMX mai le « Conseil des Sports des Forces Alliées » voit le jour, mais pour peu de temps. Courant de l’année, les deuxièmes Jeux Interalliés de compétitions d'athlétisme sont organisés au stade olympique de Berlin, tout un symbole. D’autres évènements ont lieu en Allemagne et en Belgique et le premier championnat militaire de volley-ball est programmé pour le XNUMXer mai XNUMX à Moscou. Malheureusement, en raison des tensions politiques est-ouest, la Russie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Pologne se retirent successivement du Conseil des Sports des Forces Alliées. Conscient que ce grand projet est sur le point de s’effondrer, plusieurs membres sous l’impulsion d’ Henry Debrus ravivent l’idéal. A l’occasion d’un tournoi d’escrime à Nice le XNUMX février XNUMX, cinq pays, la Belgique, le Danemark, la France ,le Luxembourg et les Pays-Bas décident de créer le CISM ,Conseil International du Sport Militaire, prônant la paix et l’amitié par le sport avec à l’esprit un objectif plus global. Le commandant Debrus sera le premier président jusqu’en XNUMX, secondé par un secrétaire général, le capitaine aviateur Edmond Petit auquel succèdera le capitaine Raoul Mollet, membre du Comité exécutif, qui occupera la fonction à partir de XNUMX jusque XNUMX. Au cours de ses XNUMX années de secrétaire général permanent, il aura marqué de manière indélébile l’expansion de l’organisation. Le siège du conseil est à Bruxelles.

Le CISM débute en 1948 par l’organisation de championnats dans six disciplines sportives : l’athlétisme, la boxe, l’escrime, le football, la natation et les pentathlons. En 1951 les USA adhèrent au CISM. Des invitations de participation à des compétitions sont régulièrement lancées par le CISM vers d’autres pays non-membres, ce qui amène au cours des années de nouvelles adhésions. De nombreux pays vont suivre chaque année notamment après la fin de la guerre froide à la suite de la disparition du SKDA (organisation du sport militaire soviétique des pays membres du Pacte de Varsovie) donnant ainsi au CISM la dimension totalement mondiale qui lui manquait. En septembre 1995 le CISM lance les 1ers Jeux Mondiaux Militaires à Rome, un événement multisports qui se tient un an avant l'année des Jeux Olympiques. Bien que moins connu que les JO, avec 140 pays, un calendrier sportif annuel mondial, continental et régional, le nombre de disciplines sportives représentées et le haut niveau de ses concurrents, le CISM est devenu l'une des plus grandes institutions sportives du monde.

Raoul Mollet, une figure marquante du sport militaire et civil

On ne peut parler du PAIM sans s’attarder sur cette figure incontournable qu’est Raoul Mollet . En XNUMX, il est professeur à l’IMEP ( Institut Militaire d ‘Education Physique ) basé près de Malines. En XNUMX, fort déçu par la délocalisation de l’ Institut à Eupen, il rejoint l’ aviation nouvellement créée après avoir été « débauché » par le Lt. Col. Mike Donnet DFC, qui recherche d’un officier capable d’organiser l’éducation physique et les sports de la nouvelle Force Aérienne. C’est un athlète de très haut niveau et de caractère qui a pris part aux JO de XNUMX à Berlin où il finit XNUMXème du pentathlon moderne (équitation, l'escrime, tir, natation et cross-country). Aux J.O de XNUMX à Londres, il fait une chute lors de l’épreuve d’équitation qui compromet toutes ses chances. Il est aussi champion du monde d’escrime militaire en XNUMX. Charismatique, passionné, créatif et travailleur il aura une influence déterminante sur le sport belge et international tant militaire que civil d’après-guerre. Visionnaire, il est aussi considéré comme le père spirituel du « sponsoring » en sport de haut niveau. Il deviendra en XNUMX Président du Comité Olympique Belge, succédant à Victor Boin. Jamais pourtant il ne sera membre du Comité International Olympique, une place qu’il aurait bien méritée.

Raoul Mollet, ici spécialisé en aviation, est une grande figure du sport belge et international. (cisme)

Les différents pentathlons militaires

Le pentathlon de l'armée de terre, de l'aviation et de la marine occupe une place de choix au catalogue des compétitions du CISM. Leurs fondateurs respectifs, les officiers français Henry Debrus et Edmond Petit, ainsi que le capitaine italien Giuseppe Vocaturo, ont conçu ces épreuves, inspirées du pentathlon moderne, discipline olympique, afin de répondre aux exigences spécifiques des différentes armes et de promouvoir à la fois l'efficacité physique et les compétences techniques des compétiteurs. De fait, le métier de soldat a considérablement évolué avec l'avènement du « soldat-athlète » : pilotes de chasse, commandos, nageurs de combat, etc., sont hautement spécialisés, sélectionnés et entraînés à des techniques spécifiques, des techniques de combat, qui mettent l'accent sur les facteurs humains et liés au terrain.

Qu’est-ce qu’un PAIM ?

Edmond Petit, décédé en 2000, n’est pas un inconnu car il est aussi membre fondateur de l’ Académie de l’ Air et de l’ Espace de Toulouse et l’auteur de nombreux ouvrages historiques sur l’aviation. Capitaine dans l’ Armée de l’ Air, sur base de son expérience de pilote, il développe l’idée d’un pentathlon aéronautique militaire (PAM) dès la fin du second conflit mondial, qu’il met route dans l’ Armée de l’ Air et qu’il promeut au CISM. Le PAIM est une compétition sportive, ouverte au personnel navigant des forces aériennes, qui comporte cinq épreuves physiques : l’escrime, un parcours de précision en basket-ball, la natation, le tir au pistolet et parcours d’évasion (réunissant course d’obstacles et d’orientation). Le but est de rassembler lors d’un seul évènement des disciplines incluant des exercices d ’adresse, d’endurance et de réflexion tout en développant la coordination, la force, autant que le courage, la détermination et l’esprit offensif nécessaires à un pilote militaire. La natation, le parcours d’évasion sont inclus car ils nécessitent les aptitudes sollicitées lors d’opérations de sauvetage après un atterrissage d’urgence ou une éjection. L’escrime développe les capacités de faire face à un adversaire et de prendre des décisions rapides et, comme pour le tir, demande de la concentration, de la maitrise de soi et de la précision. Le basket- Ball nécessite quant à lui de la concentration et de l’agilité.

Trophée en or, argent et marbre remis à l'équipe victorieuse du Paim, offert par le ministère français de l'Air au nom d'Edmond Petit lors de la fondation du Paim en 1948. (CISM)
À l'initiative du capitaine Edmond Petit, le premier pAim fut organisé à Vichy du 2 au 9 septembre 1948. (CISM)

Ben que ne comptant pas pour le classement général, le rallye aérien est bien évidemment l’épreuve phare, fort prisée des pilotes. Au début, Il s’agissait d’un parcours de navigation triangulaire de 400 kms minuté, à basse altitude, en patrouille, les compétiteurs étant aux commandes de leur avion, avec des catégories monoplaces et biplaces (avec navigateur). Après avoir été abandonnés quelques années, les rallyes aériens se font aujourd’hui sur initiative du pays organisateur. Le compétiteur n’opère plus en tant que pilote mais en tant que navigateur d’un biplace d’entrainement, pour autant que le pays organisateur en mette à disposition, tel que stipulé dans le règlement actuel.

Les premiers PAIM ont lieu en France, sous forme de journées d’étude, à Vichy, Arcachon, Nancy avant de devenir vraiment internationaux avec l’organisation du PAIM XNUMX à Namur. Il aura du succès et sera organisé ensuite à Soesterberg aux Pays-Bas en XNUMX et à Breda en XNUMX, à Florence en Italie en XNUMX, à Eskisehir en Turquie en XNUMX, à nouveau en Belgique en XNUMX , en Norvège à Oslo en XNUMX, à Athènes en Grèce en XNUMX, et en Suède à Uppsala en XNUMX, à Göteborg en XNUMX et à Ljungbyhed XNUMX, avant de connaitre un coup d’arrêt pour reprendre en XNUMX au Danemark. Au cours de son existence, surtout lors des années quatre-vingt, le PAIM va connaitre sporadiquement d’autres essoufflements d’une ou deux années consécutives. Les raisons sont multiples, e.a budgets, disponibilité d’infrastructure sportive, intérêt et contraintes opérationnelles du PN et des avions, compétiteurs dans chaque discipline. Il sera remis sur les rails grâce aux efforts des pays nordiques (en particulier la Suède et la Finlande), l’ Espagne et le Brésil. Le rallye aérien sera délaissé pour des raisons de coûts et de logistique ou de contraintes opérationnelles mais remis à l’agenda de manière facultative. Le dernier PAIM ,le XNUMXème, a eu lieu à Wuhan en octobre XNUMX à l’occasion des XNUMXèmes Jeux Militaires Mondiaux d’Eté. L’édition XNUMX prévue en Equateur en août a été annulée à la suite du covid XNUMX, la prochaine est programmée en Finlande en XNUMX.

La Belgique a organisé son premier PAIM à Namur en juillet 1951. (Col. RV)

Les belges et les PAIM

Peu d’infos ont été trouvés sur les tous premiers PAIM. En 1952 à Soesterberg, Tino Migliavaca, athlète polyvalent remporte les épreuves du cross et avec Yves Bodart et le navigateur Raymond Pollet , l’équipe se classe troisième du rallye aérien en …. Airspeed Oxford. En 1954 à Florence, le team belge termine troisième derrière la Suède et l’Italie et devant la France.

Le VIIème PAIM a lieu à Eskisehir en Turquie du XNUMX au XNUMX septembre XNUMX. XNUMX pays participent avec XNUMX concurrents. L’équipe belge se compose du capitaine avi .Yves Bodart, le C.O de la XNUMXème escadrille du XNUMXer Wing , du Slt avi. Michel Jacob de Beucken du XNUMXer Wing, du Slt Pierre Gouters du XNUMXème Wing, du sgt.avi. Theofiel De Clippel du XNUMXème wing avec deux pilotes en réserve les Slt.avi. Roger Lecrenier du XNUMXème wing et le Slt.avi. Jean-Pierre Staner du XNUMXer wing. XNUMX Meteor XNUMX effectuent le long trajet de XNUMX kms en XNUMX heures via Marseille, Naples et Athènes jusque Eskisehir. Au classement général , la Suède l’emporte devant la Turquie et l’Italie. La Belgique est quatrième devant la France et la Hollande . Au classement individuel ,Gouters se classe XNUMXème, J. De Beucken XNUMXème,De Clippel XNUMXème et Bodart XNUMXème. Au retour, le XNUMX septembre, ils participent à un grand meeting international à Istanbul. Très certainement, les spectaculaires rase-mottes d’Yves Bodart et les acrobaties du peloton ont dû impressionner plus d’un spectateur. Ils furent appréciés de leurs hôtes car le team reçoit de la THK un trophée dénommé « Les Ailes Turques » à la suite de leur prestation.

L'équipe belge Viith Paim reçoit à Eskisehir, en septembre 1955, un magnifique trophée de la THK représentant « les ailes turques ». (JB)
Yves Bodart devant le Meteor 8 SV-A/ EG-100 / N°10 lors du Viith Paim. (coll. db)
Yves Bodart et son équipe décollent d'Eskişehir. Les numéros d'identification pour l'essai en vol sont peints à l'arrière du fuselage. (JB)

Le XIIIème PAIM a eu lieu à Uppsala en Suède du XNUMX au XNUMX août XNUMX. Sont en compétition les suédois (J-XNUMX Tunan) , les belges (Meteor XNUMX) ,les français (Mystère IVA) les italiens (F-XNUMXG ) et les turcs (T-XNUMX). Le colonel avi. Walter Müller est le chef de délégation et le Lt-col de Bueger chef de l’équipe accompagnés de l’adjudant Cyrille Garin , maitre d’arme et de L. Van Eyck manager sportif. Le team est composé de Pierre Gouters, Jacob de Beucken, Robert Gennart et Pierre Uyttenhoven. Yves Bodart est réserve. A nouveau les Suédois dominent au classement interpays et individuel. La Belgique n’est pas classée dans les trois premiers, probablement avant-dernière ou dernière avec les français. Au classement individuel, Pierre Gouters termine en XNUMXer belge à la XNUMXème place , Uyttenhoven est XNUMXème, Gennart XNUMXème et Jacob de Beucken XNUMXème. Elle réalise une belle performance en se classant troisième du rallye aérien derrière la Suède et la France.

Spectaculaires rase-mottes d'Yves Bodart lors de la réunion internationale à l'aéroport de Yeşilköy (aujourd'hui aéroport international Atatürk de 1980), à l'ouest d'Istanbul. La hauteur est estimée entre 4 et 6 m. (JB)
L'équipe belge du VIIIe TAM de 1956 en Suède. Le commandant Avi Yves Bodart, au centre, est entouré de soldats de la GR, dont le lieutenant Avi Jacob de Beucken, Uyttenhoven, Gouters et le col. Avi Walter Müller est le chef de la délégation. (Vue aérienne)

Le IXème PAIM de Bierset

Le IXème PAIM est organisé du XNUMX au XNUMX septembre XNUMX à Liège dans le contexte de l’ Exposition Universelle qui a lieu à Bruxelles. La pression est grande, l’évènement se doit d’être parfait et l’équipe performante. Huit pays sont représentés: la Belgique, la France, la Grèce, la Norvège, Les Pays-Bas, la Turquie et la Suède. La Suisse, non encore membre du CISM (elle le sera XNUMX ans plus tard) participe sur invitation. Grâce à l’adjudant avi. e.r. Paul Christiaens, le colonel d’aviation e.r Roger Vanmeerbeeck et le général avi e.r Michel Mandl, nous avons pu obtenir plus de détails.

A l’époque pour participer au PAIM, deux critères sont incontournables: il faut être sportif et membre du personnel navigant (PN), pilote de chasse. Le rallye aérien semble n’avoir pour but que de vérifier si les compétiteurs sont bien des PN, selon Roland de Narbonne, journaliste aéronautique français de l’époque. Les équipes sont composées de XNUMX pilotes et un réserve, les résultats des trois meilleurs classés étant pris en compte lors des épreuves. La sélection de Paul Christiaens commence en XNUMX. Il est sergent-aviateur à la XNUMXème escadrille du XNUMXème Wing sur Meteor XNUMX. Le C.O Paul Coucke cherche quatre volontaires pour participer à une compétition sportive prévue à la base de Chièvres, sans plus de précisions. A la question « Qui est sportif ici ? » lors d’un briefing, il répond positivement et avec Paul Verbeeck, son copain de la XNUMXème promotion, et deux autres pilotes il se voit désigné pour une compétition inter-escadrilles à Chièvres sans savoir exactement de quoi il s’agit. La compétition, à laquelle ils ne sont absolument pas préparés, s’avère être un pentathlon. Remarqué au cours de cette compétition, le major Mollet lui propose de faire partie de l’équipe belge en vue du PAIM de XNUMX . Cela implique une mutation à Florennes où un centre d’ entrainement est spécialement mis sur pied. Sous la houlette de l’adjudant maître d’armes Garin, des moniteurs et instructeurs sportifs s’occuperont du recrutement, de la sélection et de l’entrainement des athlètes-pilotes. Ce centre sera actif pour toutes les participations jusqu’en XNUMX. Parmi les instructeurs, Lucien De Pauw, moniteur sportif diplômé de l’ IMEP, athlète de haut niveau (présélectionné pour les JO d’ Athènes en XNUMX pour le XNUMX m haies, Rome en XNUMX et Tokyo en XNUMX en escrime) sera l’artisan de la mise en place de l’infrastructure sportive et l’acquisition des équipements. Des années plus tard il sera un des promoteurs pour le retour de la Belgique aux PAIM. Avec ce soutien de haut niveau, les pilotes peuvent s’entrainer et se perfectionner aux diverses disciplines du pentathlon tout en assumant leur mission principale de pilotes de combat.

Afin de parfaire sa formation, Paul Christiaens fut affecté au 3e escadron de la 2e escadre tactique en 1957 et passa du Meteor 8 au F-84F. (PC)
Le programme préparatoire du PAM a été organisé à Florennes en octobre 1957. (RVM)

En janvier 1956 Roger Vanmeerbeek, alors jeune sous-lieutenant, a rejoint la section Education Physique et Sport de la F.Aé, dirigée par le major Mollet. Il se souvient :« Dans le cadre de l’ Exposition Universelle, le commandant Mollet avait reçu des budgets importants permettant d’organiser le PAIM en Belgique. La ville de Liège avait proposé sa collaboration. Je me vois désigné par le commandant Mollet comme son second pour l’organisation et « deputy » au cas où… Un PAM national fut organisé du 7 au 11 octobre à Florennes qui devait être la répétition générale pour le grand évènement un an plus tard. Dès 1957 six pilotes avaient été sortis des escadrilles afin de pouvoir s’entrainer à fond à Florennes où une nouvelle salle (avec sauna!) sera inaugurée lors du PAM ».

Entraînement au sabre avec le maître d'armes de l'armée Cyril Garin (à droite). À gauche, Robert « Bob » Gennart, futur commandant de la 2e escadre, qui se suicidera le 31 juillet 1981 à bord d'un Mirage 5BR à Dudelange (GD LX).
L'équipe belge du 19e Paim. De gauche à droite : Henri « Rik » Vandegaer, Paul Christiaens, Jean Baului et Pierre Uyttenhoven. Pierre Gouters est à leur droite. (Crédit photo)

Paul Christiaens rejoint la XNUMXère escadrille sur F-XNUMXF à Florennes. Il y retrouve les autres pilotes: le sergent- aviateur Jean Bauduin, le Lieutenant Henri « Rik » Vandegaer, le Lieutenant Pierre Uyttenhoven et les capitaines Robert Gennart et Pierre Gouters, deux pilotes ayant déjà participé à la compétition en XNUMX. Chacun a son point fort, Uyttenhoven est globalement le meilleur et vise le classement individuel, Bauduin est fort au tir et en escrime, Christiaens est adroit en basket mais pas brillant au tir ou à l’escrime. Vandegaer est le costaud fonceur qui pourrait bien réussir dans le parcours d’évasion. Les points faibles de chacun sont travaillés sous la supervision de l’adjudant et maitre d’armes Garin qui sera l’entraineur de l’équipe.

Le secrétariat de l’organisation s’installe au Palais des Congrès de Liège, ce qui donne lieu à une anecdote amusante dont se souvient Roger Vanmeerbeek : « nous avions installé notre bureau au Palais des Congrès et fait appel à une dactylo. Celle-ci ne connaissait rien en sport et tapa une note avec pour objet « Pantalon Démocratique International », ce qui provoqua l’hilarité générale et la fureur de Mollet ! ». Une semaine avant le début de la compétition , l’équipe prend ses quartiers et s’entraine à Cointe. Leur but : vaincre au classement général la favorite Suède et au classement individuel le lieutenant suédois Nilsson, athlète olympique qui a brillé lors du PAIM précédent.

L'équipe suédoise a vaincu Tunan à bord de l'un de ses Saab J-29. Le champion olympique Nilsson est au centre. (PC)
À l'instar du Rassemblement des Nations de fin juin, le 9e Paim s'inscrit dans le cadre de l'Exposition universelle de 1958 et constitue un événement prestigieux placé sous le patronage du ministre de la Défense. (PC)
Le dimanche 14 septembre 1958, le meeting aérien s'est ouvert par un défilé de SV-4B arborant les drapeaux des pays participants. (PC)

Le rallye aérien

L’ouverture officielle au palais des Princes- Evêques de Liège a lieu le samedi 13 septembre en présence de S.A.R le Prince Albert de Liège avec une présentation des participants . La compétition proprement dite commence le dimanche 14 à la base de Bierset par l’épreuve aérienne du PAIM. Ouverte dès 8.30h14.30 la base présente au public des démonstrations de planeurs, d’acrobaties aériennes avec à XNUMXhXNUMX le départ du rallye aérien.

L’épreuve consiste en une navigation triangulaire de précision et de vitesse en basse altitude de XNUMX kms en survolant des points tournants bien précis. Chaque équipe prépare son propre plan de vol en fonction de son type d’ avion car les vitesses sont différentes. Chaque team a son timing à respecter. Les points sont attribués en fonction de la vitesse à laquelle on passe au-dessus des différents points tournants et chaque seconde d’écart au timing annoncé en plus ou en moins représente des points de pénalités. Le team belge, sans doute du fait de sa connaissance du terrain et de son entrainement à ce genre d’exercice en escadrille et lors du PAM préparatoire de XNUMX ( relaté par Alphonse Degreef du XNUMX sqn dans la rubrique Carnets de Vol des « Ailes Militaires Belges » (https://www.ailes-militaires-belges.be/), se classe première avec XNUMX points loin devant les néerlandais (XNUMX pts) et les suédois (XNUMX pts).

Dernière mise à jour avant le décollage. De G. au Dr « Rik » Vandegaer, Pierre Uyttenhoven, Jean Baului et Paul Christiaens. (PC)
Une photo rare montrant les Sabres turcs à Bierset avant le début du rallye aérien. À l'arrière-plan, on aperçoit les F-84F Thunderstreak de l'équipe belge, dont un appareil non camouflé aux couleurs du 3e escadron. (PC)

C’est une épreuve difficile et Paul Christiaens se souvient que le team turc s’était perdu au-dessus de l’ Allemagne, ratant l’épreuve. Les belges volent sur F-84F, les suédois sur J 29 Tunan, les néerlandais sur T-33 ainsi que les grecs, les turcs sur F-86 E. Les français volent sur Mystère IV, les Norvégiens sur Sabre F-86 F et K et les suisses ,sur DH 112 Venom. ... Lors des PAIM les avions sont marqués d’un carré noir avec chiffre blanc pour faciliter l’identification des compétiteurs par les observateurs sur les points de virage. Ce fut le cas en Turquie en 1955, Suède en 1959 et dans les PAIM subséquents en 1960 et 1962. Cela aurait été le cas en 1958 si l’on en croit une photo de deux T-33 grecs trouvée dans le même classeur que les F-86 E turcs. Malheureusement , malgré de nombreuses recherches et contacts, autre que les grecs et turcs, aucune photo n’a pu être trouvée des avions participants ( pas même les belges ;toute photo sera donc la bienvenue si un lecteur en possède).

Paul Christiaens avant son départ à bord du F-84F 3R-T/FU-26 du 1er escadron. (PC)
Les deux T-33 grecs du rallye aérien. (sid)

Les épreuves sportives

Le lundi 15 septembre a lieu l’épreuve de tir à Wégimont. Il s’agit de tirer au pistolet GP de calibre 9 min sur des cibles planes à 25 m apparaissant toutes les dix secondes pendant 3 secondes. 20 coups sont répartis en 4 séries de 5 coups, la note finale étant le nombre total de coups touchés. Les ex-aequo sont départagés par le nombre d’impact sur une cible. Le mardi 16 ont lieu au Palais des Congrès les épreuves d’escrime à l’épée électrique où tous les concurrents se rencontrent, avec tours éliminatoires et finale. Le mercredi 17 au matin, a lieu l’épreuve de basket-ball également au Palais des Congrès. Il s’agit d’une épreuve de basket en solo de quatre exercices : parcours de précision en dribble avec obstacles et paniers à chacun de ceux -ci, un exercice d’adresse et de vitesse avec le plus de paniers possibles en trente secondes, un exercice de coordination consistant à marquer 5 « paniers » avec 5 ballons disposés à 5m l’un de l’autre sur la ligne des coups francs, le temps mis à « passer » les ballons étant déterminant. Le dernier exercice dit de décontraction consiste à tirer 5 paniers via la « planche » et 5 en direct.

Paul Christiaens examine les résultats du test de tir L. (PC)

Les épreuves de natation ont lieu le même jour que l’épreuve de basket dans l’après - midi aux bains de la Sauvenière, avec trois parcours différents de 50 mètres avec départ en plongée d’une hauteur de 3 m, franchissement d’obstacles de 6 m constitués par des canots de sauvetage tel qu’utilisés dans les avions et course « in-out » avec changements successifs de lignes. Ce n’est pas l’épreuve pour laquelle les belges se sont le mieux entrainés car cela a nécessité de trouver des piscines disponibles et des déplacements. Roger Vanmeerbeeck relate une autre anecdote amusante: « Pour l'épreuve de natation le lieutenant Milou Memurlin, officier d'éducation physique, avait été désigné comme responsable pour l'organisation de cette épreuve. Le départ des nageurs devait se faire en plongeant du tremplin, dont le bord devait se trouver exactement au- dessus du bord du bassin. Milou constata que le bord surplombait la piscine d'environ un mètre. L'urgence lui demanda d'agir rapidement! Il monta sur le tremplin et scia tout simplement environ un mètre du tremplin: ainsi la compétition pouvait se dérouler règlementairement...Gros problème lorsque le directeur du bassin constata les dégâts. Il exigeait bien sur un nouveau tremplin; satisfaction lui fut donnée! Heureusement notre budget permettait de faire face à cet imprévu... ». Comme en XNUMX, le lieutenant suédois Nilsson sort grand vainqueur de toutes ces épreuves.

Paul Christiaens et Rik Vandegaer au début du parcours d'évasion. (PC)

Le jeudi XNUMX a lieu le « parcours évasion » qui regroupe la course d’obstacles et un parcours d’orientation. C’est l’épreuve la plus spectaculaire mais aussi la plus dure avec trois parties : un parcours de XNUMXm, particulièrement épuisant , dans un terrain accidenté et truffé d’obstacles avec une charge de XNUMX kilos, un parcours d’orientation de XNUMX kms avec boussole et carte dans les bois et le parcours « évasion » proprement dit de près de XNUMX kms au départ du bois de La Neuville jusqu’au stade de Cointe. Sur le parcours, les concurrents doivent échapper à des barrages et patrouilles de commandos ou UDA. Cela amènera des situations cocasses avec XNUMX membres du team grec, qui furent « dénoncés » par un riverain méfiant qui les avait surpris hirsutes et en salopettes maculées de boue, tentant d’échapper à un barrage en passant dans son jardin et qui ne les comprenait pas. Un hollandais rejoignit le stade de Cointe en passant par le couvent mitoyen des vestiaires, sous le regard surpris et amusé des pensionnaires, pour échapper aux sentinelles très nombreuses aux abords du stade. Les belges remportent cette épreuve avec Uyttenhoven en XNUMXer, Vandegaer en second. Christiaens est quatrième derrière le turc Erol et Bauduin sixième derrière le français Messain.

La remise des prix aura lieu le samedi 19 septembre au Casino de Chaudfontaine. Le Dr Uyttenhoven, Vandegaer, Christiaens et Bauduin seront présents. Le lieutenant Uyttenhoven remettra le trophée offert par l'Aéro-Club de France au vainqueur du Rallye Aérien. (PC)

La Suède l’emporte au classement général avec seulement trois points d’avance sur la Belgique. La France est en troisième position loin derrière, suivie de la Turquie, la Grèce, les Pays-Bas et la Suisse. Comme en XNUMX au VIIIème PAIM, le Lt Nilsson est le grand vainqueur au classement individuel devant Pierre Uyttenhoven et Paul Christiaens. Jean Bauduin termine XNUMXème et Henri Vandegaer XNUMXème. Comme le soulignait la presse, une meilleure prestation en natation aurait permis à la Belgqiue de remporter ce PAIM. Après une journée de repos, le PAIM se clôture le XNUMX septembre avec la cérémonie de remise des trophées au Casino de Chaudfontaine, suivi d’une soirée de gala.

Trois des cinq F-84F Thunderstreak belges ayant participé à l'exercice Paim de 1959, survolant la Suède. On distingue les panneaux d'identification sur le devant (des deux côtés). Les numéros 11 et 12 appartiennent au 3e escadron (YL-K/FU-32, YL-O/FU-27), et le numéro 15 arbore les couleurs du 2e escadron (ur-o/fu-?).
En Suède, le 3R-D (FU-49) du 1er escadron portait le numéro 13. (PC)
L'équipe belge de 1959 en Suède. Compte tenu de sa composition, avec Christiaens du 1er escadron ; Vandegaer du 2e escadron ; Jean Bauduin, Michel Barthelemy (réserviste) et Robert Gennart (chef) du 3e escadron, on peut supposer que l'avion numéro 14 appartenait au 3e escadron. (PC)

Du XNUMX au XNUMX octobre XNUMX, la Belgique participe aux Xème PAIM à Göteborg en Suède en XNUMX. Sont à nouveau de la partie , Gennart (leader) , Vandegaer, Bauduin, Christiaens ainsi qu’un nouveau venu , le Slt Michel Barthélemi de la XNUMXème escadrille. Nous n’avons pas de détails sur les résultats de ce PAIM.

En XNUMX, le XIème PAIM à lieu à l’ Académie Militaire de Breda aux Pays-Bas du XNUMX au XNUMX août. Sont présents les belges et les français en F-XNUMXF, les hollandais en Hunter biplaces, les grecs en T-XNUMX les suédois en Saab J-XNUMX Draken et les norvégiens en F-XNUMXF. Les avions volent depuis la base de Gilse-Rijen toute proche. L’équipe belge sur F-XNUMXF remporte l’épreuve aérienne devant les Hollandais et la Norvège. Au classement par pays, la Suède l’emporte à nouveau devant la Grèce et les Pays-Bas. La Belgique devance la Norvège et la France. Au classement individuel P. Christiaens est XNUMXème (et XNUMXer lors de l’épreuve de basket-ball), J. Bauduin XNUMXè me et P. Vermoesen XNUMXème.

L'équipe belge présente au 11e Paim 1960 à Breda un nouveau venu en la personne du toujours jovial Piet Vermoesen, qui remplace Pierre Uyttenhoven. Henri Vandegaer, capitaine de l'équipe, sera gravement blessé lors d'une épreuve. (PC)
Lors du 11e Paim à Breda en 1960, les panneaux d'identification à l'arrière du fuselage furent peints comme sur le 3R-P /FU-158 du 1er escadron de la 2e escadre tactique florentine. Le 3R-U /FU-50 portait le numéro 24. (PC)

Le XIIème PAIM a lieu en Norvège à Oslo en XNUMX avec huit pays représentés (Belgique, France, Grèce, Pays-Bas, Norvège et Suède) . La Suède l’emporte à nouveau et les français émergent avec une deuxième place grâce aux frères Brenner. Paul Christiaens remporte le « top score » jamais atteint dans l’épreuve de basket ball, record qu’il gardera quelques années.

Le XIV ème PAIM a lieu en Grèce du XNUMX au XNUMX août XNUMX mais je n’en n’ai pas trouvé les résultats détaillés si ce n’est que la Belgique ne sera pas dans les trois premiers. L’équipe en Grèce est composée de Henri Vandegaer, Paul Christiaens, et Jean Beauduin, en compagnie de Guy Oger et Charles Rihon. L’épreuve, remportée par les Suédois devant la Grèce, est marquée par le décès du lieutenant français Gérard Bouillon Perron, chef d’équipe, qui fit une chute lors de l’épreuve d’orientation. Assommé, il ne fut retrouvé que tard le soir en contrebas d’un sentier, victime de ses blessures et de l’insolation.

Lors du XIIe Paim de 1962 en Norvège, Paul Christiaens a battu le record de l'événement en remportant 9 paniers sur 10. (RV)

En XNUMX, la XNUMXème escadrille de Florennes reprend la mission nucléaire de KB et le XNUMXème Wing ne peut plus assumer l’entrainement pour les PAIM qu’il assume depuis XNUMX. La Belgique n’ira pas en Suède en juillet XNUMX et les deux années suivantes ne connaitront pas de PAIM. Il faudra l’énergie de R. Mollet pour remotiver les membres du CISM à organiser des PAIM, ce qui amènera le Danemark à se proposer en XNUMX, suivi de la Suède (une fois de plus) en XNUMX et la France en XNUMX. Longtemps absente depuis XNUMX, la Belgique ne renoue avec le PAIM qu’en XNUMX à Strasbourg. Elle y reparticipe en XNUMX en Finlande. Le maître d’armes Lucien De Pauw, cité ci-avant et le général Michel Mandl , appuyés par leurs supérieurs, ne sont pas étrangers à ce regain d’intérêt. En juillet XNUMX, après trente années, la F.Aé organise la XNUMXème édition à Florennes. Si l’équipe belge ne décroche aucun podium sportif, les Slt. aviateurs Luc Viaene et Hughes Defailly remportent l’épreuve aérienne en Alpha-Jet au départ de Brustem devant les suédois en SAAB XNUMX et les finlandais en Hawk. Elle y reparticipe régulièrement depuis et en XNUMX en Espagne, le Lt aviateur Defailly remporte à nouveau l’épreuve de navigation aérienne. La section belge du CISM offrira en XNUMX un nouveau trophée, la réplique numérotée d’une œuvre de Salvator Dali « La double victoire de Samothrace », pour l’équipe gagnant l’ épreuve du rallye aérien marquant ainsi un peu plus sa présence… Mais ceci est une autre histoire ….

Le F-86E, ici en 19275, n'est autre que le Canadair CL-13 Sabre MK2, construit sous licence pour le compte de l'USAF. (lb)

La fin de l’histoire , la décoration turque

Tout cela presque fait oublier les Sabres turcs mais le hasard fait bien les choses quand je suis contacté par Levent Basara, un maquettiste et historien turc auteur de plusieurs monographies sur les avions utilisés par la THK. Pour un de ses livres, il recherche des infos sur une photo de F-102 prise depuis un T-33 belge au taxi sur une base turque. Je l’interroge sur ces F-86 en lui envoyant ma photo. Il en a vaguement entendu parler. Il a une autre photo mais il ne dispose d’aucune info précise sur l’occasion et la décoration.

La locomotive Sabre n° 19275 en service à Bierset en septembre 1958. (AMB)
Pour les maquettistes, la représentation des couleurs la plus plausible sur une maquette à l'échelle 1/32 est celle du maquettiste turc H. Ufuk Aydiner. (u/modelsite.com)

Au départ de la liste des participants ( les pilotes turcs s’appellent Atilla, Erol, Hayri, et Erhan, grades inconnus ) après quelques coups de téléphone, il rentre en contact avec un des membres du team turc. Pilote de F-XNUMX, Atilla Çelebi a été membre des « Cygnes Blancs » avant de passer sur FXNUMXG. Il terminera XNUMXème sur XNUMX concurrents au classement individuel du PAIM XNUMX. Après l’armée et une seconde carrière comme pilote de ligne, il deviendra CEO de Turkish Airlines en XNUMX. Aujourd’hui retraité, il se souvient :

 Au départ de la liste des participants ( les pilotes turcs s’appellent Atilla, Erol, Hayri, et Erhan, grades inconnus ) après quelques coups de téléphone, il rentre en contact avec un des membres du team turc. Pilote de F-86, Atilla Çelebi a été membre des « Cygnes Blancs » avant de passer sur F4G. Il terminera 86ème sur 5 concurrents au classement individuel du PAIM XNUMX. Après l’armée et une seconde carrière comme pilote de ligne, il deviendra CEO de Turkish Airlines en XNUMX. Aujourd’hui retraité, il se souvient :

Texte : R. Verheggen

NDLR : Tout lecteur qui pourrait compléter l’information par des documents, coupures de presse et surtout photos, en particulier les avions du PAIM de Bierset, peut contacter la rédaction ( redactie@hangarflying.be) avec nos remerciements anticipés .

Remerciements : Un grand merci à Claude Buisseret, Paul Christiaens, Roger Vanmeerbeek et Atilla Çelebi, octogénaires aux souvenirs toujours vifs et à l’enthousiasme intact, à Michel Mandl, à Jacques Bodart, à Levent Basara et à Daniel Brackx, Jean-Pierre Decock, Vincent Pécriaux, Olivier « Pappy » Van Gorp toujours disponibles, le SDH

Photos: Jacques Bodart (JB), Paul Christiaens (PC) , Roger Vanmeerbeek (RVM) , Jean-Pierre Decock (JPDC) Coll. Levent Basara (LB), Coll. Daniel Brackx (DB) et coll. Vincent Pécriaux (VC), SDH, THK

Sources : Interviews, CISM, Flight, Air Revue, Coupures de presse, Belgian Air Force Wings -The graduates since 1946 -Jules Jacobs & Vieilles Tiges-Ed.2020, Mémoires et notes du général avi. e. r M. Mandl, archives Fam. Bodart.

Photo de Bob Verhegghen

Bob Verhegghen

Né au Congo en janvier 1952. Passionné d'avions militaires et de maquettes dès mon plus jeune âge. Auteur de nombreux articles historiques et ou de maquettisme sur la force Aérienne dans diverses revues et dans la revue KIT de l'IPMS Belgique. Vous êtes particulier pour les anciens planeurs, la Force Aérienne d'après-guerre et les T-6, (R) F-84F, et Mirage. Il est important de connaître l'exactitude et le détail des modèles. Pilote de planeur depuis 1977, instructeur avec près de 900 heures de full je suis copropriétaire de l'ASK-13 ex PL-66 des Cadets de l'Air (aujourd'hui D-3438) base à Temploux.